Game.

Jade est une élève modèle. Elle a sauté deux classes, n'a jamais eu de petit ami. Elle a toujours été seule. Seule jusqu'à lui.
Louis est un "populaire". Il a redoublé, il enchaine les conquêtes, les coups d'un soir. Il a toujours été entourer. Entouré jusqu'à elle.
Ils vont découvrir l'amour ensemble. Un jeu, un joueur, un jouet. Qui rigolera? Qui pleurera? Qui gagnera?

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11. This is how it must end?

La matinée se déroule assez rapidement. Comme la veille, tout les regards, ou presque, sont braqués dans ma direction ou celle de Louis, quand il apparaît. Personne ne le comprends. Personne ne sait ce qu'il a. Personne, sauf moi. Et Alison, puisqu'elle sait toute l'histoire. Les autres en connaissent qu'une minime partie.

On entre dans le réfectoire et mangeons tranquillement. Tout est calme. Quelques chuchotements se laissent entendre. Alison regarde chaque personne une à une.

-Ca va pas Alison ?

-Si, ça me dérange juste qu'il te regarde tout le temps..

J'hausse les épaules. J'aime pas ça non plus, mais en mettant afficher, je l'ai plus ou moins chercher. Je dois faire avec. Ca leur passera. On termine rapidement et amenons nos plateaux à la desserte. On sort et allons à l'extérieur du lycée pour qu'elle puisse fumer. Je lui demande une cigarette et la fume intégralement. Elle me regarde, surprise.

-Tu croyais que j'étais totalement sage ?

-Oui.

Je ris légèrement.

-Je sais profiter de la vie hein !

-Je vois ça.

Elle rit à son tour.

-J'ai aussi été dans des états pitoyables.

-J'aimerais bien voir ça.

-Un samedi soir, on sortira toute les deux !

On se sourit mutuellement.

Dernier cours de la journée. J'entre dans la salle et m'installe. Le professeur forme des quatuors pour une dissection. Je me retrouve avec Alison, et deux garçons, auxquels je n'avais pas réellement fait attention. Je reste à l'écart pendant toute la dissection. Le professeur s'approche de moi.

-Ce ne va pas Jade ?

-Je ne supporte pas la vue d'un animal mort. Et encore moins s'il faut l'ouvrir et tout le reste.

Il acquiesce et part voir d'autres élèves. Mes camarades découpent et moi, j'écris ce qu'il découvre.Ils finissent de charcuter ces pauvres animaux et on retourne à nos places, après avoir ranger, pour remplir la fiche complémentaire et écrire le bilan. À la fin du cours, je sors et vais devant le lycée avec Alison. On parle de la journée : l'attitude de Louis, la dissection, des aides qu'on a eu pour l'exposer. Elle doit venir ce week end pour qu'on puisse le finir.

Je sors mes écouteurs et les démêle pendant qu'on termine de discuter. Je les branche à mon portable, lance la musique et fais la bise à Alison. Elle part vers son arrêt de bus, pendant que je commence à partir vers chez moi. Je mets les écouteur dans mes oreilles. Le son de la musique est assez fort. Je suis complètement coupée du monde. Je parle par message avec Alison.

Je traverse la route.

Tout va tellement vite que je n'ai pas le temps de comprendre. Je me retrouve allonger parterre, sur le bord du trottoir. Je me relève. Ma jambe me fais mal. Je regarde autour de moi. Une voiture est arrêtée. Devant elle, un corps est allongé. Je reconnais les vêtements de Louis. Je me lève, malgré la douleur qui tiraille ma jambe. Je me précipite à ses côtés et le prends dans mes bras.

Son arcade est ouverte. Son beau visage est recouvert d'égratinures. Les gens se ruent vers le point d'impact. La conductrice appelle les secours.

-Louis... ? Réveille toi... Me laisse pas...

Les larmes coulent les unes après les autres. La douleur qui me provient de mon cœur est immense.. Aucunes douleurs corporelles ne peux l'égaler. Mon cœur se brise. Je l'entend se fissurer. Je continue de parler à Louis.

En voyant qu'il ne me répond pas, je me mets à hurler. Je le serre encore plus contre moi. Je pleure tellement que ma vue est trouble. Je perçois seulement le son strident de la cirène de l'ambulance. Les spectateurs s'écartent pour faire place aux secouristes. Moi je reste près de Louis. Je refuse de le lâcher. Ils me tirent de forces mais je me débât.

Je ressors du vestibule ou le médecin m'a soigné. J'ai quelques blessures et deux points de suture au doigt. Rien de bien méchant. J'arrête plusieurs infirmiers et infirmières pour savoir où ils ont mis Louis. « Au bloc ». Je ne sais que ça. Rien de plus. Il a risqué sa vie pour moi. Je me laisse tomber sur une chaise qui se trouve derrière moi.

« Il n'y a pas de fin, il n'y a pas de début ; juste un amour infini de la vie. »

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