In the name of love

Il est certain que notre vie nous laisse qu'un seul choix : celui d'être notre propre arbitre. J'ai dû avancer malgré une peur qui me bloquait et me tétanisait. Il était dur pour moi de prendre le chemin qui me correspondait. Surtout qu'il a fini par être ce que je redoutais - tout comme mes parents : mon premier amour. AMOUR n. m. Sentiment intense et agréable qui incite les êtres à s'unir. Aaron & Macie.

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2. | 1 | Met you in the dark

        Depuis plusieurs jours, je m'interrogeais sur le fait que je me hâtais de revoir l'établissement scolaire où je me trouvais. J'avais cette excitation qui arrivait lorsque les personnes parlaient de rentrée scolaire. C'était sûrement un endroit où je me sens bien, me diriez-vous. Pourtant, cela était le dernier endroit où je me voyais être épanouie, vivante et radieuse. Ensuite, je me suis dis que cela pouvait venir du fait que je n'avais pas vu mes amis depuis deux mois. Et encore une fois, la réponse était négative. Toujours non. Encore, toujours aucune réponse. Mes parents disaient « Tu aimes peut-être trop étudier. Tes vacances ont dû être ennuyeuse. ». Et là, je me suis demandée si je n'étais pas atteinte. C'est vrai, qui préfère l'école au soleil ? Apparemment, moi. Quoi qu'il en soit, tout semblait défilait lentement. Les repas étaient longs, épouvantable et presque inutiles. La nuit n'existait plus. L'eau salée de la plage ne me manquait pas; l'école, oui.

        « Tu devrais t'entraîner à te défendre correctement avant que la saison commence et que tout le monde arrive. » me prévient Jules, toujours avec l'intention de m'aider. Je faisais de la boxe, oui. J'aimais pouvoir mettre ma colère dans autre chose que mes cries. J'avais besoin de me défouler. Alors, en début d'été, je suis venue dans ce gymnase, et j'ai demande si je pouvais m'inscrire. Ils ont tous ri. Les quatre présents croyaient que c'était une blague. Mais finalement, pendant que le club était fermé durant les vacances, ce sont Jules et Marc qui m'ont entraînée. « Bon, à lundi. » finit-il par dire en partant vers les vestiaires.

        Je pris quelques secondes à moi pour téléphoner à un ami à moi, dès que j'atteignis l'entrée du bâtiment. Quelques secondes passèrent avant qu'il ne réponde. « Ce soir, tu viens fêter la fin de l'été avec moi et avec les autres ? » me propose-t-il avec un air amusé. Il savait que je ne voulais y aller. Surtout que je gardais mon petit cousin tous les jeudis. Je trouvais les fêtes assez lassantes ; Un, deux ou trois fois, ça va. Mais tous les soirs, c'est pesant. « Et si je te dis qu'il y aura ta meilleure amie et ton meilleur ami en même temps ? »

        Je soupirai. « Tu reparles à Claire ? Depuis quand ? » demandai-je à mon meilleur ami qui venait de me dire qu'il reparlait à son ex petite-amie. Ils s'étaient mis ensemble durant des mois. Puis un beau jour, nous les avons entendus hurlés dans la rue se disant des jurons. Je n'avais eu presque aucune explication de mes deux amis les lus proches. « C'est mieux si tu ne sais pas. » m'avaient-ils dit.

        « Disons que l'on s'est dit qu'il était temps de laisser le passé au passé. » m'expliqua-t-il.

        La conversation se finit sur un refus de ma part pour la soirée chez une des mes amies. Je montai dans la voiture de mon père et allumai la musique de la radio qui passait « Say you won't let go » de James Arthur. Je regardai mon père chanter. Il aimait comme moi cette chanson. Je la mettais souvent à la maison ; il la connaissait par cœur maintenant. En chemin, mon père me proposa d'aller d'abord au supermarché où mon autre père l'attendait. J'acceptai. Je viens d'une famille assez particulière. Je suis née d'un père et d'une mère qui ont fini par mourir. Drôle de façon de le dire, mais vrai. Ma mère est morte quelques jours après ma naissance. Mon père a tout perdu un an après puis il en est arrivé à mettre fin à ses jours. Et mon parrain a eu ma garde, lui et son compagnon. Et depuis ce jour, ce sont mes parents. Dès la loi du mariage et de l'adoption homosexuelle, ce sont devenus des maris et moi, leur fille. La question que mes amis me posent est « Comment les appelles-tu ? Papa et papa 2 ? » Cela me fait beaucoup rire. Voilà pourquoi c'est parrain et papa. Même si ce sont les deux.

        « Seigneur, tu es toute trempée. » me dit mon ère, nous attendant avec un chariot à l'entrée. Je ris en lui faisant la bise. Nous commençons les courses par les affaires de cours. « Rose ou ... vert ? »

        J'éclatai de rire lorsque je vis le trieur rose que mon père me tendait. Je lui pointai le vert qui était dans la main de mon parrain. J'aimais le rose, mais je ne pouvais plus me voir cette couleur depuis que je l'ai pratiquement tout l'été. À vrai dire, je préférais le sombre tel que le gris, comme ma chambre. Au final, ma majorité de mes affaires scolaires étaient vertes ou bleus. Enfin, on finit avec les achats pour la maison.

        Le week-end passa très – très, vite. Mes parents ne travaillaient pas et en avaient profité pour passer une journée à la plage avec moi, après la boxe. Tout l'été, j'avais passé mes journées – souvent entières, à la boxe. Et ce week-end là montrait que la boxe habituelle était terminée. Le soir du dimanche, je passai des heures à ranger mes affaires, ma chambre et à m'arranger moi-même. J'en avais profité pour imprimer des feuilles de révisions et de passer l'après-midi avec Claire, ma meilleure amie.

        « Si jamais il te manque quelque chose, tu demandes à parrain demain. Il ira te le prendre. » m'informa mon père avant que j'aille me coucher tôt. Il était tout aussi stressé que les professeurs ou bien, mes amis. Moi, je ne l'étais pas. Je n'avais aucune raison de l'être.

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©CarlyPingooinXx.

( Wattpad )

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