I'm Your Teacher

Après avoir passé son bac au la main, Alicia s'inscrit dans une université spécialisé pour la musique, le théâtre, le dessin et la danse. Âgée de 18 ans, elle fait la rencontre de son nouveau professeur de théâtre, monsieur Ethan Wallest. Dès leur premier regard, elle sentit que cet homme n'est pas que son simple professeur. Ces deux êtres séparés par leurs travail vont peu à peu à se connaître, peu à peu découvrir ce qu'est le véritable bonheur, le véritable amour... Entre trahison, drame, humour, romance et interdiction, vous découvrirez que l'amour n'a parfois pas d'âge...

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2. II.

- Oui monsieur?

 

Plantant avec quelques difficultés mes yeux sur les siens, je restais là, debout devant lui, le sac à main sur mes épaules. Que me voulait-il?

Il signait quelques papiers et se leva de sa chaise. Il s’adossait contre son bureau, posant ses mains contre dessus et me dit, en me regardant dans les yeux:

 

- Vous devriez faire plus attention à vous, mademoiselle Roberts.

 

La façon dont il me parlait, me donnai des frissons dans le dos. Sa voix était à la fois sévère et... Intense? Je ne savais pas comment expliquer sa façon de me parler mais une chose était sûr: il parlait différemment par rapport au cours de tout à l'heure!

De plus, je ne comprenais pas pourquoi il voulait que je fasse plus attention. Serait-ce parce que je étais arrivée en retard à son cours?

Je hochais la tête et lui demandai avec curiosité:

 

- Et pourquoi donc? Je n'ai pourtant rien fait de dangereux?

 

Et puis ce n'est pas pour dire mais il n'est pas mon père!

Fronçant les sourcils, je posais mon sac à côté de moi et je dis m’avançant d’un pas de plus vers lui, les bras croisés:

 

- Et puis vous n’avez pas à me parler comme ça, vous n’êtes pas mon père!

 

Face à ma réaction un peu excessive, il s'approcha de moi, laissant apparaître un sourire amusé sur son visage. Au bout de quatre pas seulement, il était déjà presque collé contre moi. Il continuait de sourire par ce que je lui avais dit.

C'est bizarre...

Alors qu'il était à quelques centimètres de moi, il prit lentement mon menton et s’approcha de mon visage. Durant cet instant mon cœur se mît à battre à mil à l'heure, je sentis son souffle qui caressait doucement mon doux visage, mes yeux furent plongés dans ses magnifiques yeux aux couleurs de la mer. Je me moquai que nous étions dans la salle, que je suis son élève et lui mon professeur. J'étais comme dans un autre monde où il n'y avait que lui et moi.

Puis, alors que j'étais perdue dans ses yeux océan, il me répondit d'une voix assez... Intense...

 

- C'est vrai que je ne suis pas votre père où sinon je vous aurez déjà donné une bonne… Correction...

 

Ses yeux descendirent jusqu'à mes lèvres et j'en eus le souffle coupé.

Oh mama il va m'embrasser?!

Mon cœur battait encore plus que d'habitude, surprise mais aussi excité que nos lèvres fussent seulement à quelques centimètres prêts. Mais, alors qu'il s'approchait lentement de ma bouche, il continua d'une voix plus qu'intense, plus... Sensuelle...

 

- Alors je vous le répète encore une fois: faites attention à vous avant que vous sombrez dans la tentation... Mademoiselle Roberts...

 

Rien que d'entendre le son de sa voix me donna des frissons qui parcouraient tout le long de mon corps. Je n'avais qu'une seule envie: c'était qu'il m'embrasse là tout de suite.

Etait-ce vraiment si mal une relation amoureuse entre un élève et un professeur? Nous sommes pourtant dans une école spécialisé pour la culture artistique et non au lycée, ni même au collège.

Mais alors que nos fronts se touchaient à peine, je sentis brusquement que mon professeur s'éloigna de moi. Surprise, je le vis alors dos à moi, entrain de s'éloigner petit à petit de moi. Il prit quelques papiers disposaient sur son bureau et conclu:

 

- Vous pouvez disposer mademoiselle Roberts. Il me semble qu’un cours vous attend.

 

Oh non mon cours de musique !

Déçue qu'il ne m’ait pas embrassé, je fis alors une grimace avant de partir en ayant bien évidement pris mon sac de cours.

 

***

 

Marchant tranquillement dans les couloirs, je me dirigeais vers mon prochain cours. Pendant que je cherchais ma salle de cours de musique, je repensais à ce qui c'était passé avec ce professeur si... Étrange... Son regard, sa manière de me parler, sa façon de marcher... Tout est étrange chez lui... En plus il était vraiment différent par rapport à son cours. Il n'était plus le même...

Au moins on peut dire qu'il sait faire la différence entre les cours et la vie extérieure!

En tout cas une chose était sûr, je n'oublierai en aucun cas ce qui c'était passé entre lui et moi. Jamais au paravant j'ai pu ressentir ce genre de sensation. C'était un mélange de désir et de peur...

 

Quelques minutes plus tard, je finis par arriver devant la salle de musique. En entrant, je reconnus aussitôt le morceau 21 Guns de Green Day  reprit par une guitare électrique et par une voix masculine. Le guitariste était un homme d'environ une cinquantaine d'années. Il avait les cheveux frisés, fins et gris qui descendaient jusqu'à ses épaules carrés. Rien qu'en voyant sa tête et son style assez rock and roll, on aurait dit un musicien des années 80. Il jouait à quelques mètres près d'une emplie Marchall qui était reliée à la guitare. Quant à l'instrument de musique, il s'agissait d'une Ibanez de couleur noir fumée et rose fluo.

Elle est magnifique sa guitare...

Bien évidement, je ne sais pas jouer de la guitare mais mon grand-frère oui. D’ailleurs, aujourd’hui il est guitariste d’un groupe très connu dont le nom est «BadBoy ». Toutes les filles craquent pour mon frère, même ma meilleure amie malheureusement… En faite, le seul instrument de musique dont je sais jouer est le piano et rien d’autre. C’est certes peu mais bon, c’est déjà mieux que rien !

 

En regardant attentivement la personne qui chantait, je reconnus aussitôt qu’il s’agissait d’un élève de ma classe. Il avait environ deux ans de plus que moi et il était ma-gni-fi-que… Ses cheveux étaient aussi noirs que les ténèbres, comme ses yeux qui attiraient tous les regards des filles. Avec sa peau mate et sa voix grave, on aurait cru qu’il était comme malheureux. Mais ce n’était bien évidemment pas le cas, au contraire, il n’était pas du tout à plaindre : Ses parents sont tous les deux des agents pour la musique, tous les mondes l’aime parce qu’il est connu, beau et bien « foutu » comme disait souvent ma meilleure amie.

Ce jeune homme qui chantait face à tous ces élèves n’était d’autre que Thomas Weedloy.

 

Quand la chanson se termina, il posait ses yeux sur moi alors que tous les mondes l’applaudissaient. Quant à moi, je restais là, encore debout devant la porte d’entrée, hypnotisée par sa prestation qui était exceptionnelle.

En plus de la beauté il faut qu’il ait aussi une voix énorme celui-là !

Pensais-je alors qu’il était entrain de repartir s’assoir. Mon regard suivait en même temps la silhouette du jeune homme.

 

Soudain, alors que j’étais perdue dans mes pensées, la voix du professeur me ramena à la raison :

 

- Je présume que vous êtes Mademoiselle... Roberts, c’est bien ça ? Dit-il pendant qu’il éteint son emplie.

- Euh… Oui c’est… C’est ça ! Je suis Alicia Roberts… Dis-je en passant ma main dans mes cheveux, gênée que tous les mondes me regardent.

 

Le professeur de musique se dirigea vers son bureau et s’asseyait ensuite dessus, posant ses mains abîmées contre le bureau en bois. Il m’adressa un sourire et me posait une question, d’un air amusé :

 

- Et bien, pourquoi êtes-vous inscrites ici, dans The University of Art ?

 

Mordillant ma lèvre inférieure, mes yeux se baissaient sur mes mains. Pourquoi étais-je venue ici ? C’était tellement compliqué… A la base Elsa et moi nous voulions aller dans cette Université juste pour devenir des stars de célébrités, de s’amuser, de devenir connue etc… Mais bon, si je disais ça au professeur, il risquerait de se moquer de moi !

Alors, prenant une grande inspiration, je serrais mon sac de l’une de mes mains et lui répondis en le regardant dans les yeux :

 

- Je suis ici pour devenir une chanteuse connue.

 

Comme mon frère qui est depuis quelques années un guitariste connu…

Ce que j’avais dis ne venais pas de la tête, mais du cœur. En faite, j’avais dis ce que je ressentais dans mon cœur. Pourtant cela n’avait jamais été mon truc avant ! Mais maintenant c’était trop tard. 

 

Le professeur me regardait, encore plus amusé qu’avant et me dit alors, en me montrant la scène qui était derrière son bureau :

 

 - Et bien alors, montrez-nous, ce dont vous êtes capable de faire…

 

Quoi ?! Je vais devoir chanter devant tous les mondes ? La maintenant tout de suite ?!

Surprise, je gloussais. Malgré son sourire amusé, il semblait assez sérieux de ce qu’il avait dit.

Alors, prenant mon courage à deux mains, je m’avançais vers la salle, posant mon sac à côté du bureau du professeur. Mon cœur battait à mil à l’heure, j’avais peur, même très peur. Et si je faisais des fausses notes ? Je me étais même pas échauffée la voix ! Et si je ratais le début de la chanson que je vais faire ? Et si je serais trop en avance ou en retard ? Et si j’oubliais les paroles ? Et quelle chanson j’allais devoir chanter surtout ?!

 

Quand j’étais sur la scène, je regardais tous les élèves. Ils étaient tous assis, attendant plus ou moins que je me mette à chanter. Mon cœur battait encore plus fort qu’il y avait quelques secondes. Des mots de ventre arrivaient subitement suite au stress qui montait de plus en plus en moi. Je regardais alors le professeur qui était encore assit sur son bureau, attendant patiemment ma prestation. Je n’avais pas le choix, il fallait que je joue un morceau que je le voulais ou non.

Alors, en regardant derrière moi, je vis un piano à queue qui était en très bonne état.

Sa y est, je sais ce que je vais jouer…

Je m’asseyais devant le piano, mettant mes mains devant les touches du clavier et je pris une grande inspiration. Il n’y avait malheureusement pas de micro, il était encore accrochait au pied, en plein milieu de la scène. Alors je devais chanter sans micro. De toute façon, avec ou sans micro, j’arrive à chanter grâce à la puissance de ma voix. Avant de jouer mon morceau, je regardais une dernière fois les élèves. Mais mes yeux se posèrent sur le visage de Thomas. Il me regardait, les bras croisés contre sa poitrine, attendant patiemment que je me mette à chanter. Pendant que nous nous regardions, je sentis mon cœur battre de plus vite et encore plus fort.

Si ça continue je vais finir par faire une crise cardiaque moi !

 

C’est alors, qu’après une minute de silence, je me suis mise à jouer une mélodie au piano. Les notes étaient graves mais le morceau dégagé un côté à la fois mélancolie et doux. Puis, quand se fut autour de ma voix d’intervenir, je sentis que je n’étais plus dans le même monde, j’étais ailleurs. Je regardais seulement mes mains qui glissaient gracieusement sur les touches. J’avais l’impression qu’il n’y avait plus personne autour de moi, plus de scène, plus le professeur, plus de regards qui semblaient impressionnés. J’étais là, dans un monde entre les ténèbres et la lumière. J’étais entre le feu et l’eau, j’étais dans un monde dont la musique me transportait dans un monde bien différent que le notre. La chanson que je chantais était The Lonely de Christina Perri. C’est une chanson dont j’ai toujours trouvé magnifique. Même si elle est triste, voir déprimante, la façon dont je la jouais et chantais était bien différente par rapport à la chanteuse. Mais voix était plus harmonieuse, plus douce.

 

Quand se fut la fin de ma prestation, j’ouvris les yeux, posant mes mains contre mes cuisses et je regardais alors les élèves. Tous semblaient encore sous le choque. Même ma meilleure amie qui pourtant est toujours habituer à ma voix semblait aussi surpris que les camarades de notre classe. Elle était d’ailleurs à côté de son futur petit-copain, Chris.

Mais Thomas semblait sérieux. Sur son beau visage de dur, se trouvait une expression bien différente de celle quand il avait chanté. Il semblait froid et sérieux. Il me regardait dans les yeux, comme s’il essayait de comprendre quelque chose.

Quant à mon professeur, il avait une expression bien différente que les autres. Et pour la première fois que je suis rentrée dans cette salle, je remarquais qu’il ne souriait plus. La main posait sous son menton, il avait les yeux fermés. Etait-il entrain de penser à ce que je venais de faire ? Ou était-il tous simplement entrain de dormir ?

Et mince, ai-je si mal chanté que ça ?

Soudain, alors que mon regard se baladait partout dans la salle, je vis homme au loin qui était devant la porte d’entrée. Il était adossé contre la porte d’entrée, ses bras étaient croisés et il semblait sourire derrière sa barbe naissante. Retenant mon souffle, je sentis mon cœur qui commençait à battre à mil à l’heure face à l’homme qui se tenait loin de moi. Cet homme n’était d’autre que Monsieur Wallest, mon professeur principal qui voulait me « punir » il y avait quelques minutes.

 

Puis, au bout d’une minute de silence, j’entendis une personne qui applaudissait, puis deux, trois, quatre… Puis enfin toute la classe qui m’applaudissait. Surprise, je me suis levée et je regardais le professeur qui lui aussi, applaudissait avec son sourire habituel. En regardant Thomas, je remarquais que lui aussi m’applaudissait. Quant à monsieur Wallest, il sortit de la salle de musique sans rien dire. Je baissais alors mon regard, déçue qu’il ne m’ait  pas applaudi aussi. Après tout, je n’étais que l’une de ses élèves et rien d’autre non ?

Alors que mon professeur me remerciait pour ma prestation, je pris mon sac et partis ma s'asseoir en tentant de trouver une place de libre. Malheureusement Elsa ne m’avait pas laissé une place !

Alors, en regardant attentivement, je finis par remarquer qu’il restait une place de libre. Je m’asseyais alors aussitôt, écoutant notre professeur qui se présentait et qui commençait à faire son discours sur « la chance d’être sur cette Université prestigieuse ».

Posant mon sac auprès de moi, je sortis seulement ma trousse ainsi qu’un papier. Je ne faisais pas attention aux élèves qui semblaient me dévisager. Enfin, je veux dire, la gente féminine me dévisageait du regard !

Mais pourquoi elles me dévisagent ainsi ?

 

Tout à coup, j’entendis quelqu’un qui s’adressai à moi. Posant alors mon regard sur la personne, je reconnus aussitôt qu’il s'agissait de Thomas.  Je gloussai, ramenant mes mains aussitôt contre mes cuisses.

Et mince pourquoi je me suis mise ici moi déjà ?!

M’adressant un sourire, il me dit en chuchotant :

 

 - A peine arrivé ici et tu te fais déjà remarqué par les professeurs ?

 

Amusé par ce qu’il venait de dire, je hochais la tête. C’est vrai qu’il n’avait pas tors : depuis que je étais là, j’ai l’impression d’être le centre du monde. D’abord avec le professeur Wallest et ensuite avec le professeur de musique ! Après ça sera qui ? Le professeur de danse pour ma maladresse ?

 

 - Oui c’est vrai que tu n’as pas tors, et figure toi que je n’aime pas ça du tout ! D’ailleurs comment tu fais toi qui es connu partout dans le monde ici ?

 

Ses yeux ébène se posèrent sur les miens. Le souffle coupé, je détournais aussitôt le regard, sentant des rougeurs apparaître sur mon visage.

C’est moi où il m’intimide ?

Malgré que je fusse un peu gênée, il semblait encore plus amusé. Il devait être habitué de faire rougir n’importe qui avec cette bouille d’ange après tout.

 

Soudain, alors que je regardais bêtement mes mains, je sentis la sienne se poser sur les miennes doucement. Surprise, je le regardais en rougissant encore plus. Il continuait de me sourire, et il me dit doucement en approchant son visage du mien :

 

 - Et bien, disons que c’est une question d’habitude…

 

Tout à coup, la sonnerie retentit. Sauvé par le gong, je me suis aussitôt levée, rangeant mes affaires et lui dis alors, dos à lui :

 

 - Je suis désolée mais il faut que je te laisse, il faut que j’aille faire quelque chose d’important…

 

Ne faisant pas attention à sa réaction, je suis partie la première alors que mon professeur de musique voulait me parler. Je marchais rapidement dans les couloirs en espérant que Thomas ne me suivait pas.

Mais qu’est-ce qui me prenais ? Pourquoi je le fuyais ? Pourquoi je me sentais à la fois gênée et heureuse qu’il se comportait ainsi avec moi ? Tout ça n’était pas logique, ça devenait du grand n’importe quoi ! Entre le professeur de théâtre qui est l’homme le plus étrange au monde et Thomas qui prêtait attention à une fille moche et tout à fait banale… On aurait dit que j’étais dans un livre pour adolescent comme dans Twilight !

 

En ne regardant pas là où j’allais, je finis par percuter quelqu’un. Alors, je fis un pas en arrière et je vis plein de papiers par terre. Par réflexe, je me suis baissée et je les ramassais pour aider la personne. Puis, pendant que je ramassais les papiers au sol, je sentis une main se poser sur la mienne. Surprise, je dirigeais mon regard sur la personne que je reconnus aussitôt: C’était mon professeur de théâtre, monsieur Wallest…

Gloussant, je sentis mon cœur qui commençait à battre de plus en plus fort. Il me regardait avec un sourire amusé sur son visage. Ses yeux bleus cherchaient les miennes et sa main caressait la mienne. Je rougissais, n’osant plus le regarder en face.

Et mince…

Remarquant que je commençais à respirer plus rapidement, je mordillais ma lèvre inférieure et lui dis, retirant ma main de la sienne :

 

 - Je… Je suis désolée professeur Wallest…

 

Je lui tendis les papiers en me relevant, baissant ma tête pour ne pas le regarder dans les yeux. Malheureusement, étant donné que je regardais le sol, je ne savais pas quel était sa réaction. Est-ce qu’il souriait comme quand nous étions tous les deux dans la salle il y a une heure ? Ou était-il sérieux voir même contrarié que je réagissais ainsi ?

 

 - Mais voyons Alicia, tu n’as pas à être désolé…

 

Il prit les feuilles que je lui avais passées.

Il m’a appelé par mon prénom et il m’a tutoyé !

Bien que je rougisse, je finis par poser mes yeux bleus sur les siens. Nos yeux se croisèrent et nos visages étaient de nouveau rapprochés. D’ici, je pouvais sentir son parfum : c’était un mélange d’agrumes, de menthe, de musc et de bois exotiques. D’ici je pouvais même sentir sa respiration qui caressait ma peau.

Mon cœur battait encore plus fort que d’habitude et je ne faisais pas attention qu’il y avait des étudiants qui marchaient pendant qu’on était là, face à face, entrain de nous regarder… Intentionnellement…

Ouvrant alors légèrement ma bouche, je regardais ses lèvres qui étaient légèrement grandes, mais fine et sèche. Dès cet instant je désirais encore cette chose… Je voulais qu’il m’embrasse, peu importe que nous étions entourés d’élèves…

Lui aussi semblait aussi perturbé que moi : ses yeux étaient descendus jusqu’à mes lèvres pulpeuses et roses. Lui aussi désirait la même chose que moi, il me désirait…

 

Soudain, la sonnerie retentit aussitôt. Surprise par la cloche, je regardais alors ailleurs, faisant un pas en arrière. Je ramenais l’une de mes mèches derrière mon oreille et lui dis avec difficulté :

 

 - Vous… Vous savez…

 

Mais malheureusement, il m’interrompit subitement en rangeant précipitamment ses papiers dans son sac en cuir :

 

 - Je suis navré Mademoiselle Alicia, mais vous ne devrez pas vous attacher à moi. N’oubliez pas que je suis votre professeur, me dit-il d’un ton tellement sérieux qu’on aurait dit qu’il me crachait ces mots sur mon visage.

 

C’est alors qu’il partit précipitamment comme-ci de rien ne c’était passé.

Soupirant, je baissais, le regard, déçu qu’il ait réagi ainsi. Pourtant, il avait raison sur un point : je ne devrais pas m’attacher à un professeur. Mais alors si c’était le cas, pourquoi j’avais l’impression que nous voulions tous les deux nous embrasser ?

 Ce n’est pas logique !

 

Tout à coup, alors que j’allais retourner en cours, je vis un objet sur le sol.

Tiens, il a oublié quelque chose Monsieur Wallest...

Je m’accroupis et saisis l’objet en question. Et à mon plus grand étonnement, l’objet en question n’était d’autre qu’une paire de menotte.

Mais qu’est-ce qu’il faisait avec une paire de menotte dans son sac ? Etait-il avant un malfaiteur ou quelque chose comme ça ? Etait-il recherché par la police ?

Toutes ces questions tournaient  dans ma tête alors que j’étais loin de m’imaginer de la véritable raison sur ces menottes…

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