The Elements - Tome 1 : Lost Memory

Les souvenirs, la mémoire, ce sont des choses qui sont indispensables à l'homme pour éviter de devenir fou. Sans ça, notre cœur souffre, notre cerveau nous joue des tours, nos proches tentent de rien nous dire. Tout est vraiment flou en moi, j'en ai terriblement mal de ce fardeau.Pourtant, je me souviens encore que d'une seule chose avant que je perde la mémoire. Enfin, il s'agit plutôt d'une phrase qui hante mes rêves chaque nuit. C'est moi qui prononce ceci à une personne dont je n'arrive pas à voir le visage. « Si seulement je pouvais effacer mes souvenirs, notre relation... Tout serait tellement plus simple ! ». À chaque fois que je m'entends prononcer ça, je sens comme un poignard qui entaille mon cœur. J'ai mal, ce rêve me fait terriblement souffrir. Et cette personne, qui est-ce donc ? Pourquoi je n'arrive pas à le voir dans mes rêves ? Il faut que je trouve une solution, je suis prête à tout pour retrouver la mémoire qui est due à cause de ce stupide accident de voiture... !

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1. Chapter 1.

Cela fait quelques jours que se sont écoulés après accident.

Je me souviens que lorsque je me suis réveillée à l'hôpital, j'avais quelque chose dans la main. Il n'y avait personne dans cette pièce blanche et froide, j'étais seule. Je serrais l'objet dans ma main. Je ne savais pas ce que c'était, j'étais tellement fatiguée que je n'avais pas la force de voir de quoi il s'agissait. Mais, en face de moi, il y avait un miroir ce qui me permettait de voir ce que je tenais en main. C'était... Un collier, noir avec un pendentif en forme de croix comme les catholiques. La texture de cette croix était celui d'une pierre dont je ne connais pas le nom. Au milieu se trouvait une pierre précieuse blanche comme la pureté. Je pouvais me voir dedans tellement qu'elle scintillait. Il y avait des cordes, non, des sortes de tiges qui entouraient cette croix. Et ce pendentif dont je vous parlais, était tenu par le même genre de tige qui se trouvait sur la croix. Pour finir, pour attacher ce mystérieux collier, se trouvait deux petites perles au bout de cette corde. Non, se sont des aimants plus précisément. Dès que je les approche, ils se collaient brusquement.

En approchant ma main vers mon visage, je regardais encore ce collier. Je ne l'avais jamais vu auparavant. Mais l'odeur qu'elle dégageait était celle d'une autre personne. Cette odeur était celui d'un mélange entre l'océan et la rose. Ça sentait terriblement bon... Mais à qui appartenait donc ce pendentif ?

Soudain, j'entendis un bruit venant de l'extérieur de ma chambre. La porte était ouverte et... Je sentais étrangement qu'il y avait quelqu'un qui se cachait derrière ma chambre.

 

- Qui... Qui est là ? Disais-je avec quelques difficultés.

 

C'est alors qu'une infirmière arrivait. Et, lorsqu'elle passa le seuil de ma porte, j'avais vu une autre personne qui passait dans le couloir. Malheureusement, vu qu'il était derrière la bonne femme, j'avais un peu de difficulté à voir de qui il s'agissait. Mai pourtant, la seule chose dont j'avais remarqué, c'était ses vêtements noirs. Il avait une sorte de blouson noir en cuir, long, très long, il atteignait le sol. Bien que je n'arrive pas à voir son visage, je pouvais très bien remarquer que cette personne n'était pas comme les autres. C'est normal, mis à part les gothiques, je ne vois pas qui pourrait porter ce genre de chose !

 

Depuis que je suis sortie de l'hôpital, j'ai décidé de garder toujours autour du cou le collier. C'était en quelque sorte mon porte-bonheur. Sans lui, je me sentais comme perdu, triste, malheureuse. Oui, je sais que c'est quelque chose d'assez étrange, mais pourtant, c'est bien le cas. Je crois que depuis ce jour, je ne me suis jamais détachée de ça. Je dors avec, je sors avec que ça soit pour une soirée ou à l'école. Mais bon, je l'avoue que je l'enlève pour me doucher -question d'hygiène si vous voyez ce que je veux dire-. Ce que je ne comprends pas, c'est que, ma mère m'a juré qu'on a eu un accident de voiture et que je ne souffre pas d'amnésie. Mais pourtant ce n'est pas mon impression. Il y a quelque chose qui me manque en moi. Je ne saurais le d'écrire, mais il y a bien quelque chose.

 

***

 

- Allé, Léana, il faut que tu ailles au lycée !

- Hm... Je n'ai pas envie d'y aller, je suis bien trop fatiguée...

 

Aujourd'hui, c'est la reprise des cours. Adieu les vacances ! Adieu la sieste ! Adieu les séries télé sur l'ordinateur et les films ! Adieu les sorties entre filles ! Bonjour les cours fatiguant, les professeurs incompréhensibles et les contrôles difficiles... Oui, je sais, je déteste d'aller au lycée. Mais bon, heureusement qu'il y a mes amis là-bas !

 

- D'accord... J'arrive maman... Lui dis-je la tête encore enfuie sur l'oreiller.

 

Lorsque ma mère sort de ma chambre, je regardai l'heure et compris alors que je n'avais d'autre choix. En me levant du lit, j'ouvris mes fenêtres et les volets pour ainsi aérer ma chambre et je regarde mon pendentif. Je ne sais toujours pas à qui il appartient, mais, un jour, je ferais tout pour retrouver la personne qui m'a donné ça.

Je descends les escaliers et me dirige vers la cuisine. En entrant, je vis ma petite sœur de treize ans qui boit son chocolat chaud et ma mère qui préparait le café tandis que mon père lisait le journal. Je pris la bouillard, la remplie avec de l'eau et la fait chauffer. Pendant ce temps, je regardai la pierre précieuse blanche. Ma mère jette un coup d'œil vers moi. Elle soupire et me dit :

 

- T'as fini de regarder constamment le collier Leana ?

- Désolée maman, mais ce collier est tellement... Je ne sais comment le décrire...

 

Tandis que je regardai continuellement le pendentif, une idée traversa mon esprit. Et si ma maman sait à qui appartient le collier ? Je m'approchai vers elle avec mon visage de malheureuse et lui demande alors :

 

- Dis mamounette... Tu ne saurais pas par hasard à qui est ce collier... ?

 

Dès cet instant, il y eut une minute de silence. Mon père s'arrête de lire et pose ses yeux noisette sur ma mère. Ma sœur ne boit plus son chocolat chaud, mais regarde aussi ma maman. Quant à elle, elle ne sut quoi faire dans cette situation. Elle regarde autour d'elle en quelque seconde et finit par me répondre en s'énervant :

 

- À... Arrête de me demander de telles stupidités ! Je t'ai déjà dit que je n'en sais rien à propos de ça ! Maintenant déjeune ou sinon tu risques d'arriver en retard au lycée !

 

C'est étrange, enfin, ce n'est pas normal que ma mère s'énerve ainsi dès le bon matin, cela ne la ressemble pas ! Et ce blanc qu'il y a eut durant une minute tout à l'heure ! Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond... Ma famille me cache quelque chose... Mais... Quoi ?

 

Lorsque j'arrivais au lycée quelques minutes plus tard, je remarque mes amis sont déjà devant le portail blanc. Je suis donc partie les rejoindre, pressée de les revoir. Mais, alors que j'accélère le mouvement, ma tête heurta contre le torse de quelqu'un. Aille... Voilà ce que ça fait lorsqu'on ne fait pas attention où l'on va ! Quand je me suis heurtée sur la personne en question, mes mains se sont posées sur ses bras. Aie... À peine, je viens de reprendre les cours que je fais déjà des bêtises... Timide, je relève mes yeux vers la personne et vis alors un homme. Il était plus âgé que moi, je crois qu'il a environ cinq ou dix ans de plus que moi. Ses yeux bleu ciel transpercent les miens. Ses cheveux noirs courts sont relevés légèrement vers le côté. Et sa barbe naissante pousse comme une mauvaise herbe. J'ai l'impression d'être dans un rêve. Il est... Si beau... Cette chaleur qu'il dégage, son odeur de rose et d'océan et la même que celui de mon collier. C'est étrange, bien que je ne l'aie jamais vu auparavant, j'ai l'impression d'être en sécurité auprès de lui... Inconsciente de mes faits et gestes, je pose ma main gauche sur sa joue doucement. Il ne dit rien, il reste là, auprès de moi. Il me regarde. Ses yeux continuent de me regarder. Pourtant, je n'arrive pas à distinguer son expression sur son visage. Il est si beau... Je sens ses bras musclés qui tentent de m'enlacer. Oui, prends-moi dans mes bras... Je veux rester comme ça encore et encore... Ce qui est étrange dans tout ça c'est que j'ai l'impression que ce qui m'arrive est familier, que c'est déjà du vécu... Ces sensations, j'ai l'impression que c'est du déjà vu... Mais comment pourrais-je oublier cet homme ? C'est impossible ! Dès cet instant, j'ai sens qu'il n'y a que lui et moi. Je ne me soucie plus de mes soucis, du collier, de l'accident, de l'homme dans le couloir... De rien... Mon cœur s'accélère, je sens que je ne vais pas tarder à défaillir si je reste ainsi auprès de lui. Je n'arrive plus à dire quoi que se soit... Ma voix ne veut plus sortir de ma bouche. Ma respiration s'accélère...

 

Mais ce moment fini par se rompre... Lorsque la sonnerie retentit, il me repousse doucement et son regard change subitement. Il est froid, glacial alors qu'avant il était... Je ne sais comment le décrire... Je baisse mon regard, n'osant plus poser mes yeux sur les siens. Je remarque qu'il jette un coup d'œil vers mon collier.

Soudain, il essaye de toucher ou prendre mon pendentif. Non... Je ne veux pas qu'il me prenne la chose qui m'est le plus précieux. Je recule alors et pose ma main sur ma croix en fronçant les sourcils. Le brun fronce lui aussi les sourcils. Il se tourne et me dit avant de partir :

 

- C'est l'heure d'aller en cours Leana. Vas-y avant que je vous croise à la vie scolaire.

 

Comment ? Comment connaît-il mon prénom ? Je ne l'ai jamais auparavant dans le lycée et il me dit d'aller en cours ? Mais pour qui il se prend celui-là ? Et en plus de ça, il a voulu s'emparer de mon collier ! Non mais je rêve !

Je suis alors partie en cours en courant, ne faisant même plus attention à mes amis qui, encore une fois, ne m'avaient pas attendu. Ce qui s'est passé entre l'homme et moi est tellement étrange...

 

Quand j'arrive en cours de philosophie, mon professeur Monsieur Gallok écrit au tableau avec sa craie qui grince une fois encore. Il est très étrange mais aussi très repoussant. Il a de grosses lunettes qui recouvrent la moitié de son visage, son nez pend, son caleçon sort un peu de son pantalon kaki et pour couronner le tout, il transpire énormément.

 

- Désolé du retard monsieur...

 

Il posa ses yeux myopes sur moi, fronce les sourcils et me dit en bégayant :

 

- Mad... Mademoiselle Leana... À peine que les cours ont  reprit, vous arrivez déjà en... En retard... Aller à la vie scolaire pren... Prendre un billet de... De retard... !

 

Je soupire et partis alors à la vie scolaire. Je déteste ce prof, il est tellement incompréhensible, sal et insupportable ! Une fois, il est venu en cours alors qu'il avait une vilaine grippe. À cause de ça, la classe entière a eu sa maladie quelques jours après. Et puis, ne parlons pas de ses cours ! Avec son bégayement, on ne comprend presque rien de ce qu'il dit ! Il se répète, il passe d'une chose à l'autre, il s'arrête en plein milieu d'une phrase et reprend trente secondes après comme si son cerveau avait planté... Bref, comment voulez-vous qu'on soit notre bac avec ce professeur ? Heureusement que ce n'est pas notre professeur principal moi, je vous le dis !

Tandis que je me balade tranquillement dans les couloirs en direction de la vie scolaire, j'entendis une conversation entre un professeur et un homme. Grâce aux voix, je peux facilement savoir de qui il s'agit. Le professeur n'est d'autre que Madame Canata, c'est notre professeur en Littérature Étrangère Anglais. Elle est très gentille, drôle et sympa ! Bref, c'est ma prof préférée ! Grâce à elle m'a moyenne en anglais est passée de six à onze ! C'est classe, non ? Et la personne avait qui elle discute, c'est... Il se répète, il passe d'une chose à l'autre, il s'arrête en plein milieu d'une phrase et reprend trente secondes après comme si son cerveau avait planté... Ils sont tous les deux dans un coin vers la fenêtre et semblent préoccupés. Par chance, ils ne peuvent pas me voir, je suis juste derrière la porte. Mais je pouvais entendre facilement leur discussion :

 

- ... Qu'est-ce que je t'ai dit déjà ce matin ? Tu dois faire plus attention si tu ne veux pas que ça ne dégénère ! Dite madame Canata avec un ton assez sévère.

- Je sais, mais... On est tombé par hasard ! Et... Elle avait mon collier !...

 

« Mon collier » ? Serait-ce donc bien l'homme que j'ai percuté ce matin ?

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