Souviens-Toi

Plongez dans la série de Once Upon a Time avec une nouvelle arrivante, Phoebe. Cette jeune fille célèbre décide de tout arrêter pour recommencer une nouvelle vie. C'est dans la ville de Storybrooke qu'elle apprend petit à petit sa vraie identité. Mais, ce qu'elle s'image le moins ce qu'elle a eut un passé avec Hook. Mais quoi? Comment réagira-t-il lorsqu'il la reverra? Se souviendrait-il d'elle?Se rappellera-t-elle de lui?

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28. 27.

Le lendemain matin, lors de l’ouverture du restaurant, Phoebe s’y rendit. En entrant, elle aperçut sa patronne qui fut dans une colère les plus noirs. Depuis son accident, Granny devait se débrouiller avec les peu de restaurateurs qui lui restaient. Visiblement, Phoebe était plus qu’une serveuse, elle était son joker ! C’est pour cela que, lorsque Granny la reconnut, elle s’énerva :

 

- Qu’est-ce que tu fais ici ?! cria-t-elle. Et pourquoi tu as disparu pendant plusieurs jours, tu peux m’expliquer ?! J’ai dû m’occuper du café sans toi !

- Je suis vraiment désolée, je…

- Il n’y a pas de « je » qui tient ! interrompit la vieille femme. Tu as un contrat ! Tu n’as pas le droit de partir du jour au lendemain sans prévenir et de revenir comme si rien ne s’était passé, compris ?

- Euh… Oui, mais…

- Bon, va t’habiller tout de suite, j’ai besoin de toi pour s’occuper des tables !

- Bien, merci.

 

Phoebe partit aussitôt se changer et aida par la suite sa patronne. Durant la matinée, la jeune fille courrait dans tous les sens : entre servir des clients, débarrasser et servir au comptoir, elle avait du mal à retrouver ses habitudes. Les derniers évènements l’avaient tellement bouleversés qu’elle était parfois incapable de se concentrer. Mais vers dix heures, elle réussit par chance à reprendre le poil de la bête. Elle accueillit Mary Margaret ainsi que son époux chaleureusement et continua son service. Avec son sourire rassurant et son dynamisme pétillant, elle oublia la soirée ainsi ce qui s’était passé à l’hôpital.

Un moment, elle accueillit deux femmes. Et, alors même qu’elle venait de dire « Bonjour, soyez la bienvenue Chez Granny’s », elle s’arrêta aussitôt en remarquant que ces personnes n’étaient d’autres que Cruella et Ursula. De leur sourire malsain, elles s’asseyaient au comptoir. Cruella était exactement comme dans le film qu’elle avait vu à l’orphelinat lorsqu’elle était petite : cheveux noir et blanc, fourrure de la même couleur, maquillage trop forcé… C’était la même ! Quant à Ursula, Phoebe préféra ne préféra pas croiser son regard. Pourtant, il semblait qu’elle l’avait reconnu. Granny, en apercevant ces clientes, son humeur s’accentua et elle devint aussi froide qu’un glaçon. Ne prêtant pas attention à elles, elle les snoba littéralement. C’était d’ailleurs la première fois que Phoebe remarquait ce genre de chose : elle n’avait pas le droit de se comporter ainsi ! Il s’agissait de ces clients qu’elle ignorait ! Phoebe voulait bien les servir, mais… Elle ne souhaitait pas parler avec Ursula… Elles attendaient alors, calmement, en espérant que la doyenne les sert.

 

- Chérie, dit Cruella d’un ton calme, encore longtemps pour ces verres ?

 

La vieille femme releva sa tête. Elle posa quelques secondes ses yeux sur la folle aux chiens avant de reprendre son travail. Au même moment, un jeune homme brun aux yeux noisette rentra dans le café : d’après les sources de Phoebe, il s’agissait de Will, le nouveau prétendant de Belle :

 

- Bonjour maman, s’adressa Will à Granny.

- C’est ça mère… ? chuchota Phoebe, surprise.

 

Il s’installa au comptoir et lui dit :

 

- Comme d’habitude, s’il te plaît.

 

La patronne sourit et changea aussitôt d’humeur.

 

- Soit c’est moi, soit cette femme est bipolaire… conclut Phoebe, surprise.

- Voilà, dit Granny en posant sur le comptoir deux cafés.

- Merci, répondit le jeune homme.

 

Et, à la différence d’Ursula et Cruella, la boisson de Will fut prête en quelques secondes. Cruella, outrée, ne disait rien même si elle voulait étrangler cette bonne femme.

 

- Si ce vieux sac s’est encore transformé, je la transformerai en un manteau pour ma collection.

 

Phoebe soupira et alla alors au comptoir et s’occupa alors des commandes des méchantes. En quelques secondes, elle servit deux mojitos à Cruella et Ursula.

 

- Ne soyez pas aussi sévère avec elle, fit Phoebe en posant les boissons sur le comptoir. Elle est disons, très énervée depuis ce matin.

 

Cruella la remercia tandis qu’Ursula resta distante envers elle. La jeune femme regarda la brune et ne disait rien.

 

C’est alors que Regina et Henry rentrèrent dans le restaurant. La méfiance d’Ursula changea aussitôt : elle se leva de son tabouret et partit la rejoindre :

 

- Regina ! On pourrait avoir besoin d’une arracheuse de cœur ici. Granny a besoin d’un petit encouragement pour prendre notre commande.

- Mais vous êtes servis ? remarqua Regina.

- Oui, répondit Cruella, grâce à cette délicieuse serveuse qui est venue en aide. D’ailleurs, n’as-tu pas une fois arraché le cœur de tous les villageois du nord de la forêt ?

- Ou c’était du sud ? répliqua Ursula.

 

Phoebe, curieuse, écouta la discussion discrètement. Alors qu’elle ne connaissait la méchante reine dans Blanche-Neige, voilà qu’elle découvrait une autre facette sur cette jeune femme. Regina, perplexe, regarda Henry et lui demanda :

 

- Pourquoi tu n’irais pas à mon bureau, commencer avec le livre ?

- Pense à prendre les donuts avec le glaçage au chocolat, fit Henry, pas ceux fourrés au chocolat, d’accord ?

 

Phoebe sourit, tandis qu’elle prépara la commande de Regina. Elle le regardait partir en pensant ce qu’avait raconté Neyla une fois sur lui : grâce à lui et son livre, il avait réussi à briser la première malédiction de la ville. Phoebe le considérait comme un adjuvant, une personne qui aide pour éclairer la situation. Apparemment, il savait tellement de chose sur les personnages de contes de fées ainsi que sur le livre qu’il pouvait résoudre plein de mystère grâce à son intelligence ! Phoebe se demanda alors si elle devait se confier à lui afin qu’elle puisse trouver une solution concernant ses attributs félins. Mais comment devra-t-elle aborder le sujet ? Et surtout, comment allait-elle faire pour lui parler pour la première fois ?

 

Tout à coup, alors qu’elle se perdait dans ses pensées tout en essuyant un verre, Granny la ramena à la raison. Elle lui demanda de servir d’autres clients tandis que Regina discutait avec les deux jeunes femmes. Phoebe n’écoutait pas et se contenta de faire son travail. Pourtant, une fois qu’elles étaient parties, David et Mary Margaret rejoignirent Regina.

 

- C’est quoi le plan ? demanda David, perplexe.

- Pour gérer notre… Dernière crise, termina sa femme en croisant ses bras.

- Ces deux peuvent être des indélicates idiotes, répondit Regina, mais elles ne pourraient pas sortir d’un sac en papier par…

- Magie ? interrompit Phoebe en s’incrustant timidement dans la discussion.

- Comment oses-tu m’interrompre ? Va t’occuper de la vaisselle et des clients plutôt que de venir dans notre discussion.

- Désolé, mais rien que de les voir me donne froid dans le dos et je pense que mon aide pourrait vous être très utile.

- Que veux-tu dire ? répliqua Mary Margaret.

- Et bien… Lorsque j’étais dans le coma, j’ai fait un rêve. Et, quand mon amie m’a parlé de l’arrivée de ces femmes, j’ai tout de suite su qu’il s’agissait d’un rêve prémonitoire.

- Qu’as-tu vu ? demanda David, encore plus intrigué.

- Elles étaient devant la bibliothèque de la ville… Elles me regardaient d’un air maléfique comme si elles préparaient quelque chose de terrible. Ensuite, je me souviens qu’elles n’étaient pas toutes seules.

- C’est-à-dire ? demanda Mary Margaret, inquiète.

- Il y avait deux autres femmes et un homme. Malheureusement, je n’arrivais pas à voir qui il s’agissait. Je me rappelle néanmoins qu’une femme avait des cornes sur sa tête, une autre des oreilles et une queue animale, et l’homme… Je ne sais pas…

 

Pendant qu’elle parlait, David et Mary Margaret se regardaient entre eux. Même si Phoebe et Regina ne savaient pas ce que signifiait ce mauvais présage, ils savaient pertinemment ce qu’il s’agissait. Enfin non, rien qu’en se regardant, ils se doutaient de qui était cette femme aux cornes : Maléfique. La mère de Neal pensa alors au rêve qu’elle avait fait la nuit dernière. Son cœur s’accéléra alors que la brune tenta de les rassurer. La vision de Regina était, en effet, un peu plus différente. Elle pensait qu’un méchant pouvait eux aussi avoir leur fin heureuse sans faire forcément du mal aux héros :

 

- Il n’y a pas de quoi s’inquiéter, contesta Regina en la fixant. Et elles sont là pour trouver la rédemption.

- Tu ne vas tout de même pas croire ça ? contesta Mary Margaret.

- Si je ne croyais pas que c’était une possibilité, je ne les aurais jamais laissé entrer dans la ville en premier lieu.

- Maintenant qu’elles sont là, nous devons nous en assurer, répliqua David. Ce qui veut dire garder un œil sur elles vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

- Ҫa sonne comme un travail pour le département du shérif, dit Regina avec une pointe d’amusement. J’ai des choses plus importantes à m’inquiéter.

 

Sur ces dis, elle partit prendre la commande de Henry tandis que les deux amants continuaient de se regarder, de plus en plus inquiets.

 

Au même moment, alors qu’ils discutaient entre eux, Cruella et Ursula quittèrent le café. Et, alors qu’elles s’apprêtèrent de voir Belle, elles croisèrent en chemin Killian ainsi qu’Emma. Dès l’instant où les yeux du pirate se posèrent sur ceux d’Ursula, il sentit aussitôt une ambiance glaciale y régner sur cette place. Elle continuait de le regarder avec insistance pendant qu’Emma constatait atmosphère.

 

- Hook, salua Ursula avant de partir.

 

Le brun s’arrêta pensive et les regarda partir. Il savait très bien pourquoi elle le regardait ainsi et pourquoi il y avait autant de froideur il y a quelques secondes. Mais il ne disait rien, il ne voulait pas mêler d’Emma dans cette ancienne histoire. Néanmoins, la jeune femme blonde essaya de comprendre la situation :

 

- Tu l’as connais ? demanda-t-elle en marchant auprès de lui, main dans la main.

- Oui, chérie, répondit le brun en n’évitant de croiser ses yeux. J’ai rencontré beaucoup de viles créatures durant mes voyages.

 

Il observa une dernière fois ses femmes qui s’éloignaient du bâtiment pendant que David rejoignit le couple :

 

- Emma ! Je suis contente que tu sois là. Nous devons y aller.

- Quoi, Maintenant ? questionna Emma, perplexe. On venait dîner avec vous. Je mourrais d’envie d’un fromage grillé toute la journée.

- Ça va devoir attendre, fit David d’un ton sérieux. Tu es au courant que nous avons deux nouvelles amies en ville. Elles manigancent quelque chose. Si on se dépêche, on pourra trouver une trace.

- On dirait que le devoir appel. dit Emma en regardant Killian.

 

Elle embrassa la joue de son partenaire et partit auprès de David.

 

Pendant ce temps, Phoebe regardait discrètement le pirate à travers la fenêtre. Rien qu’en le voyant, elle sentait les battements de son cœur s’accélérer une nouvelle fois. Ça faisait tellement longtemps qu’elle ne l’avait pas vu. C’est alors que, une fois que David et Emma n’étaient plus là, Killian se retourna vers le bâtiment. Phoebe se mit dos à la fenêtre et s’empressa de travailler de nouveau.

 

- Et mince, il m’observe… murmura en Phoebe en essayant de garder son calme.

 

À travers la fenêtre, il la reconnut : elle était là, en train de servir des clients avec son sourire habituel. Son cœur se serra lorsqu’il repensa au choix qu’il avait fait. Il soupira et ne rentra finalement pas dans le café.

Quant à la jeune fille, alors qu’elle essayait de rester naturelle, elle sentit ses rougeurs recouvrirent ses joues. C’est alors qu’elle ressentit de nouveau cette sensation étrange qui bouleversait son corps.

 

- Oh non !

 

Elle se précipita dans la buanderie en oubliant les clients ainsi que Granny en posant une main sur sa tête et une autre sur sa jupe. En entrant dans la salle, elle aperçut sur son portable avec horreur les oreilles et la queue de tigre blanc sur elle.

 

- Mais pourquoi moi…

 

Elle soupira, balança son portable sur une table et essaya de reprendre son calme. C’était la deuxième fois que celui-ci arrivait. La première fois, c’était à l’hôpital lorsqu’elle pensait à Killian et là… C’était encore pour la même raison. Décidément, elle était maudite avec ce pirate !

Puis, quand elle remarqua que sa longue queue se plaça contre cette table et pensa alors à Henry. Il fallait au plus vite qu’elle trouve une solution. Elle ne pouvait pas rester ainsi plus longtemps. Mais… Allait-elle vraiment dévoiler ce grand secret à un petit garçon de treize ans ?

 

*

 

Durant la même journée, alors qu’Ursula et Cruella volaient une boîte, Gold rentrait dans une grotte. Il s’agissait en effet de l’endroit où Emma avait vaincu Maléfique. Il regarda son portable et lu le message. Un petit sourire apparut sur son visage tandis qu’il utilisa la magie sur le sol afin de créer une sorte de château de sable.

C’est alors que Noire fit son apparition. Elle sourit en regardant le ténébreux qui laissait le sable s’échapper entre ses doigts et s’approcha vers lui :

 

- On va pouvoir enfin accomplir notre objectif, dit-elle.

 

L’homme se retourna. Il se leva et lui répondit :

 

- En effet, ça ne sera plus pour longtemps. Je te remercie encore de ton soutien. J’espère d’autant plus que notre collaboration te permettra d’aboutir ton plan.

- Ne t’en fais pas pour ça mon chou, grâce à ce qui lui arrive, je vais enfin pouvoir changer ma destinée.

 

*

 

Suite au comportement inhabituel de Phoebe, Granny lui demanda d’arrêter son service pour se reposer et de reprendre cet après-midi. La jeune fille la remercia infiniment et elle quitta le restaurant. En sortant, elle décida d’aller voir Henry. Mais où était-il ? Elle reconnut alors au loin Regina qui avait une boîte de donuts. Elle repensa à la discussion – il y a plus d’une heure de cela -, elle décida de la suivre. Au bout de quelques minutes plus tard, elle se retrouva dans le bâtiment de la mairie. La jeune fille rentra discrètement après la jeune femme et la suivit. Et, lorsqu’elle était derrière la porte qui menait au bureau, elle surprit Regina en train de discuter auprès d’Henry :

 

- … Quand j’étais une vraie méchante. Ça me fait douter d’avoir un jour une fin heureuse, se confia Regina.

- Tu ne dois pas penser comme ça, contesta Henry en la rassurant.

- Je sais, mais des fois, je me demande si je étais un jour aussi heureuse que je l’étais quand il n’y avait que toi, moi, Robin des bois et Roland. Ce sentiment était… Le plus proche. Je n’ai jamais été heureuse. Je veux le ressentir à nouveau.

 

Face à cette confidence, Phoebe plaqua sa main contre ses lèvres. Ce qu’elle vivait ce n’était rien face à Regina. Elle avait été une méchante et, malgré les difficultés qu’elle avait surmontées, elle était devenue gentille, -car oui, Neyla avait tout expliqué à Phoebe concernant l’histoire et les personnes de cette ville-. Et malheureusement, son plus grand amour est parti auprès de son enfant et sa femme alors qu’il l’aimait ! L’histoire de Regina bouleversée, Phoebe. Elle réalisait par ailleurs que ce qu’elle vivait n’était rien face à elle. Phoebe n’avait juste que des pouvoirs, des oreilles et une queue animale et a eu passé auprès d’un pirate dont elle avait dès à présent des sentiments alors qu’elle était en couple avec une célébrité qui avait tout pour plaire.

Pendant qu’ils discutaient, Phoebe ne prêtait plus attention à ce qu’ils disaient. Elle pensait à son ancienne vie et à sa vie actuelle. Qui était-elle vraiment ? Si elle possédait des pouvoirs c’est parce qu’elle faisait forcément partie des personnages de contes de fées ! Mais de quel personnage elle pouvait bien être ?

 

Face à cette interrogation, elle entendit par la suite des bruits de pas qui s’approchaient vers elle. La jeune fille se cacha aussitôt dans une autre pièce et attendit patiemment que Regina quitte la mairie. Quand ce fut le cas, elle sortit de sa cachette en soupirant et rentra dans le bureau. Elle frappa d’abord à la porte et, lorsqu’Henry l’aperçut, il fut aussitôt intrigué :

 

- Phoebe ! Qu’est-ce que tu fais là ? demanda-t-il.

 

La jeune fille fut à son tour surprise : il connaissait son prénom ? Mais comment ! C’est alors qu’elle pensa à ce qu’avait dit l’autre jour Neyla : Henry était le fils biologique d’Emma et il était aussi le fils adoptif de Regina ; c’était grâce à lui qu’il avait brisé la malédiction en croyant aux personnages de contes.

Elle lui adressa un sourire et lui répondit en essayant de trouver une bonne excuse :

 

- Et bien… Disons que je suis passée devant la mairie et je me suis dit « tien ! Et si j’allais voir Henry pour lui dire coucou histoire de faire connaissance ! »

 

Bien évidemment, elle n’était pas très douée pour trouver des excuses.

 

- Je vois… fit Henry. Qu’est-ce que tu veux ?

- Et bien… Je ne sais pas comment te dire ça, mais… J’ai besoin de toi s’in te plaît, avoua la jeune brune. Depuis que je suis arrivée dans cette ville, j’ai découvert une nouvelle facette de moi. J’ai l’impression que… Je ne sais pas comment expliquer ça, mais… J’ai l’impression que je ne sais pas qui je suis réellement. Je sais que ça peut paraitre stupide, mais voilà, je crois que je suis... Non, je ne peux pas le dire, dit-elle en ricanant légèrement.

- Un personnage qui vient d’un conte ? conclut Henry.

- Oui, voilà… Est-ce que tu pourrais m’aider à trouver qui je suis ?

- Bien sûr !

 

Il ouvrit de nouveau le livre qu’il avait préalablement fermé lorsque Phoebe était rentrée dans la pièce et lui fit signe de venir. Pendant qu’il passait les pages, il lui révéla :

 

- Tu sais, depuis que tu es venue ici, j’ai déjà essayé de savoir de qui tu pouvais bien être. Du coup, je me suis dirigé sur les enfants de puissants sorciers où de couple royal. J’ai alors pensé que tu étais d’abord l’enfant du docteur Facilier dans « La Princesse et la Grenouille ».

- C’est un méchant sorcier ça ? réalisa Phoebe.

- Oui, mais après j’ai compris que ça ne coïncidait pas. J’ai donc cherché dans ce livre qui tu pouvais bien être et malheureusement, je n’ai rien trouvé qui est en rapport avec ta magie.

 

Phoebe soupira de nouveau. Il ne savait pas… Et il n’avait pas assez d’information pour connaître son identité. Elle pensa par la suite à ses oreilles et sa queue. Peut-être qu’il trouvera si elle lui disait !

Malgré les quelques hésitations qui lui empêchaient de se confier, elle finit par lui dire :

 

- Et si je te disais que ne fais pas que de la magie ?

- C’est-à-dire ? demanda Henry, interrogatif.

- J’ai… Depuis que je me suis réveillée du coma, j’ai réalisé que par moment j’avais des oreilles et une queue de tigre blanc qui apparait en moi.

- C’est vrai ? s’écria le garçon, surprit par cette confession. Je peux les voir ?!

- Eh oh doucement, p’tit, je ne sais pas les contrôler ! Ça n’apparaît pas comme ça aussi facilement !

- Il y a forcement une raison ! dit-il. Tout n’arrive pas au hasard !

 

La jeune brune réfléchit et essaya de comprendre. À chaque fois que ce genre de chose se produisait, c’était quand elle pensait à Killian.

 

- Tu as raison, je crois savoir comment je fais ça…

- Vas-y !

 

Henry se leva de sa chaise. Il s’approcha de Phoebe et attendit impatiemment cette transformation qui lui était totalement inconnue pour lui. Quant à la jeune fille, elle prit une grande inspiration avant de se concentrer : elle ferma les yeux, respira lentement et pensa au pirate. Plus elle le voyait dans ses esprits et plus ses joues prirent feu. Par la suite, elle sentit alors sa transformation approchait. Elle continuait de penser à Killian tandis qu’elle ressentit sur sa tête ses petites oreilles se transformaient en ceux d’un tigre alors qu’au dessus de ses fesses, une queue d’environ quatre-vingts quinze centimètre de longueur se roulait autour de sa jambe gauche, dans son pantalon. Au bout de ses pieds, Henry remarqua le bout noir de la queue qui s’échappait de la tenue de la jeune femme.

 

- Oua… Incroyable… fit-il, impressionné.

 

Il se baissa, regarda la queue et demanda, amusé :

 

- Je peux toucher ?

- Oui, mais fait attention, c’est très sensible.

 

Il toucha la queue et caressa par la suite. Phoebe, pas habituée par cette nouvelle sensation, la rentra aussitôt dans son pantalon :

 

- Désolé…

- Ce n’est pas grave, répondit Henry.

 

Il se releva et la regarda attentivement. Pour la première fois, il comprenait que Phoebe n’était pas qu’une simple célébrité avec des pouvoirs puissants, c’était aussi une créature magique. Et, tout comme Phoebe, il ne savait qui elle était parmi tous ces personnages sachant qu’il n’en connaissait aucun qui n’avait ce genre d’apparence :

 

- Même si tu n’es pas dans le livre, je suis sûr que l’auteur pour nous aider à savoir qui tu es.

 

*

 

Plus tard dans la soirée, alors qu’Emma travaillait à son bureau de la police, Killian rentra avec les fromages grillés de la jeune femme dans un petit sac :

 

- Fromage grillé, annonça le pirate avec un sourire sur son visage. Juste comme tu aimes.

 

Emma resta assise sur son siège et lui demanda avec un sourire joueur :

 

- Frites ?

- Rondelles d’oignons. répondit Killian avec un sourire amusé.

- Bien. C’était juste un test.

 

Alors qu’elle attendait un baiser de la part du brun, celui-ci jeta un coup d’œil vers l’ordinateur. Il lui demanda alors, curieux :

 

- Qu’est-ce que c’est ?

- Les vidéos de surveillance, répondit Emma. On essaye de savoir si Ursula et Cruella ont volé quelque chose du magasin. Et au fait…

 

Elle regarda Killian qui posa aussitôt ses yeux bleus sur elle à son tour et elle lui demanda :

 

- Je n’ai jamais eu la chance de te demander comment tu connaissais Ursula exactement.

- Je te l’ai déjà dit, my love. Elle est juste un des nombreux monstres de la mer qui a croisé mon chemin durant ma vie de pirate. répondit le pirate en esquivant le sujet.

- Qu’est-ce que ça veut dire exactement ? dit Emma en souriant.

 

Il y eut alors quelques secondes de silence. Killian ne disait rien. Et, lorsqu’il lui répondit, il dit :

 

- Honnêtement, je ne m’en souviens pas.

 

Emma devinait aussitôt qu’il lui mettait. Elle continuait de le regarder pendant qu’il marchait autour du bureau en espérant qu’il lui révèle la vérité. Néanmoins, il préféra lui cacher la vérité :

 

- Swan, c’est tout ce qu’il y a à savoir, conclut le pirate en souriant.

- Tu caches quelque chose.

 

Il y eut encore quelques secondes de silence. Le sourire d’Emma disparut en voyant ces agissements tandis qu’il lui répondit d’une manière assez vague :

 

- Je ne sais pas quoi dire d’autre.

- Moi non plus, fit la jeune femme en s’adossant contre son siège roulant tout en croisant ses bras.

 

Par la suite, elle entendit un bruit sonore qui venait de l’ordinateur. Le téléchargement était terminé.

 

- Bien, je devrais m’y remettre.

- Profite de ta chasse aux sorcières, dit Killian avant de partir.

 

Elle le laissa faire tandis qu’elle essayait de comprendre ce comportement étrange. C’était la première fois qu’il lui cachait des choses depuis qu’ils étaient ensemble. Serait-ce à cause du choix qu’elle lui avait subir ? Où serait-ce vraiment quelque chose d’horrible qu’il avait fait à ces femmes durant son passé de pirate ?

 

*

 

Une heure plus tard, une fois qu’elle avait fini de débarrasser la table, elle prépara ses affaires pour aller se doucher. Mais, en voyant qu’il lui manquait une serviette, elle en demanda un à Neyla depuis la salle de bains. Bien évidemment, celle-ci ne lui répondait pas. La jeune fille essaya alors de la trouver dans la maison : elle commença d’abord dans la chambre de son amie.

 

- Neyla ?

 

En entrant, alors qu’elle était à la recherche d’une serviette, elle découvrit quelque chose de bien plus surprenant : le même livre qu’Henry avait ce matin. Il était là, posé sur la table de nuit de sa colocataire. C’était la première fois qu’elle le voyait ici. Mais que faisait-il dans cette maison ? Phoebe s’approcha et l’ouvrit. Ce fut alors qu’elle découvrit quelque chose qui l’intrigua encore plus concernant son identité : il n’y avait pas plusieurs contes, mais qu'un seul. À travers ses lignes, elle comprenait qu’il s’agissait d’une histoire sur deux soeurs jumelles qui étaient des princesses dans le royaume du Soleil. Elles étaient les filles du roi du Soleil et de la reine des Animaux.

Plus elle continuait de lire et plus Phoebe fut troublée. Et, quand elle vit une image de la reine, elle fut sous le choc. Elle laissa le livre tomber sur le sol tandis qu’il resta ouvert là où se trouvait cette image. La reine regardait ses deux bébés en train de dormir dans les bras de son roi. Et, à la différence de lui, elle possédait des oreilles et une queue de léopard des neiges.

 

Tout à coup, Neyla rentra dans la pièce. Alors que Phoebe ne comprenait pas ce qu’elle venait de voir, son amie s’arrêta nette en remarquant le livre ouvert, au sol :

 

- Qu’est-ce que tu fais ? demanda Neyla.

 

 

 

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