Souviens-Toi

Plongez dans la série de Once Upon a Time avec une nouvelle arrivante, Phoebe. Cette jeune fille célèbre décide de tout arrêter pour recommencer une nouvelle vie. C'est dans la ville de Storybrooke qu'elle apprend petit à petit sa vraie identité. Mais, ce qu'elle s'image le moins ce qu'elle a eut un passé avec Hook. Mais quoi? Comment réagira-t-il lorsqu'il la reverra? Se souviendrait-il d'elle?Se rappellera-t-elle de lui?

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16. 15.

Pendant qu'Emma et Regina parlaient entre elles, Phoebe se réveilla enfin de son profond sommeil. Lorsqu'elle ouvrit ses lourdes paupières, la première personne qu'elle vit fut Killian. Assis sur une chaise, il avait posé ses coudes contre ses genoux tandis que ses mains cachaient son visage. Cette inquiétude, se stresse qu'il lui faisait ressentir ne lui étaient étrangement pas inconnus.

La jeune fille se redressa alors légèrement. Et, dès l'instant même où elle fit le moindre mouvement, le brun se releva et la regarda aussitôt. Il s'approcha vers elle et, durant les quelques secondes qui passaient, il y eut un long moment de silence. Tous les deux furent comme perdus par ce qui leur arrivait. Killian avait encore du mal à réaliser que la jeune fille qui se tenait face lui n'était d'autre que la petite fille qu'il avait recueillie durant un certain temps. Mais qu'en était-il d’elle ? Se souvenait-elle de lui ?

Puis, lorsqu'elle ouvrit ses lèvres sèches, elle s'apprêta de libérer sa voix. Mais, alors même qu'elle venait de prononcer un "euh" la porte s'ouvrit subitement. Les regards furent alors braqués sur Emma. Elle jeta un bref coup d'œil vers le brun avant d'ensuite poser une question à Phoebe:

 

- Est-ce que ça va ? demanda-t-elle. On t'a vu t'enfuir de la chambre d'une patiente et tu t'es subitement évanouie.

- Oui, ça va, répondit Phoebe, j’étais sûrement fatiguée…

- Au point de tomber dans les pommes lorsque je t’ai appelé ? interrompit le brun.

- Killian arrête ! rétorqua sèchement Emma.

 

La shérif la regarda un moment avant de lui dire :

 

- Écoute, tout ce que tu es en train de vivre doit sûrement te paraitre fou, mais c’est bien réel, je t’assure.

- De quoi, de voir des monstres par exemple ? contesta Phoebe.

- Oui… En partie. Mais il faut que tu maîtrises tes pouvoirs au plus vite.

- Pourquoi ? demanda la jeune blonde.

- Parce qu’ici la magie est quelque chose de beaucoup plus accessible que dans ton ancienne ville. C’est pour cela que je te propose de t’aider à contrôler tes pouvoirs afin de blesser aucune personne.

 

Phoebe détourna son regard, observant ainsi ses mains. Elle les souleva et remarqua sur ses paumes une brume violette de qui l’entourait.

Au moment où elle réalisa qu’elle était encore plus différente qu’elle l’imaginait, Regina observa à travers une vitrine ce qui se passait. Même si elle semblait inoffensive et pure, la brune restait quand même méfiante. Si Phoebe avait un lien quelconque avec Noire, elle serait encore plus dangereuse qu’elle. Ce fut dans l’incertitude qu’elle décida de partir au bout de quelques minutes plus tard.

Le brun, surprit par ce qui venait de se passer, succomba au désir de toucher ce don. Mais, dès l’instant même où un contact se créa, le brun fut aussitôt propulsé contre un mur. Il tomba par la suite et regardait Phoebe, ne comprenant pas ce qui venait de se passer. Emma l’observa avec inquiétude. Elle repensa alors à ce qu’elle avait vécu quelques jours auparavant. Lorsque tous les regards furent braqués sur Phoebe, elle demanda subitement à Emma :

 

- Quand est-ce qu’on commence ?

- Le plus tôt sera le mieux… répondit Killian, encore sous le choc.

 

*

 

Le lendemain, Killian partit revoir Phoebe. Par manque de temps, il n’a pas eut la chance de parler en intimité avec elle. Néanmoins, il avait la ferme intention de le faire aujourd’hui. Il se rendit dans sa chambre et frappa à la porte. Mais rien, aucune réponse. Il ouvrit la porte et remarqua qu’il n’y avait personne. Il quitta l’hôpital et, alors qu’il s’apprêtait de joindre Emma, son téléphone sonna. Il décrocha comme on lui avait appris et reconnut la voix de Belle.

- Belle ? Comment as-tu fait pour m’appeler sur cette chose ? demanda-t-il, surprit.

- C’est Emma qui m’a dit de te joindre. répondit Belle perplexe. Mais là n’est pas la question.

- Que se passe-t-il ?

- C’est Phoebe, elle est à la bibliothèque. avoua-t-elle, inquiète.

 

Depuis sa conversation au téléphone, Killian s’empressa de la rejoindre. En rentrant, il découvrit sans surprise Phoebe qui lisait. Des piles de bouquins étaient disposées de telles sortes qu’on n’apercevait plus son buste. Préoccupée par ce qu’elle faisait, elle ne faisait pas attention à la personne qui venait d’entrer. Lorsque Belle remarquait Killian, elle sortit du comptoir et le prit à part.

 

- C’est quoi tous ces livres là-bas ? interrogea le brun, intrigué.

- Ce sont des contes et les fables. répondit aussitôt la châtaine.

- Des quoi ? contesta Killian tout en montant sa voix.

- Chut ! demanda Belle. Ce sont des livres qui traitent chacun de nos histoires.

- Je vois… dit-il en soupirant.

- Emma ne lui a pas dit ? demanda-t-elle.

- Non, Phoebe n’était pas encore prête pour lui dire. avoua-t-il.

- Il faut qu’elle le sache, cette fille est comme nous Killian !

- Je sais lady.

 

Il soupira une nouvelle fois et partit rejoindre Phoebe. Il s’asseyait devant elle. Mais rien. Elle était tellement préoccupée dans sa lecture, qu’elle ne l’avait toujours pas remarquée. Son gros livre cachait sa présence. Stupéfait par cette constatation, il l’interrompit en le baissant. De ce fait, elle releva aussitôt son regard. Lorsqu’elle le reconnut, elle cacha par réflexe quelques compte et fables qu’elle avait trouvés.

 

- Killian ! Je ne m’attendais pas à te voir ici ! dit Phoebe, surprise.

 

En quelques mouvements, elle s’empressa de les ranger les uns sur les autres. Mais, dût à sa maladresse, l’un d’entre eux s’échappa de ses mains et tomba. Le brun le ramassa et vit alors l’inscription Peter Pan de James Matthew Barrie. Alors que son dos était courbé, il s’immobilisa. Ce nom qu’il connaissait plus que tout était ici, encré sur la couverture en cuir. C’est alors qu’une idée lui traversa l’esprit : si elle était vraiment cette petite fille, alors saurait ce qu’était que Neverland. Il se souvenait d’elle lorsqu’il l’avait emmené là-bas. Son ventre se noua pendant qu’il le posa sur la table. Il l’observa, attendant la moindre réaction de sa part. Phoebe fut alors étonnée par ce livre. Elle ne l’avait pas trouvé dans la bibliothèque. C’était le seul conte qu’elle n’avait pas pris le temps de l’étudier. Lorsque son regard croisa celui de Killian, elle comprit dès lors qu’elle devait se confier à lui.

 

- Bon d’accord, je l’admets, je faisais des recherches, avoua-t-elle, démasquée.

- Sur quoi ? demanda le brun.

 

Elle posa sa main et caressa la couverture rouge en un mouvement cyclique de La Belle et la Bête de Madame de Villeneuve. Elle s’arrêta ensuite et lui répondit sans le regarder :

 

- Une habitante de ce village pense qu’ici tout le monde sont des personnages de conte.

 

Il lui sourit en se retenant de rire afin de lui faire croire que cette théorie était simplement absurde. Bien évidemment, elle avait raison, mais ce n’était pas à Killian de lui dire la vérité, mais à Emma. Mais, voyant le comportement déplacé du brun, Phoebe essaya de lui faire entendre raison.

 

- Arrête ce n’est pas marrant ! contesta-t-elle. Je te dis la vérité ! Et avec tous ces livres, je pense qu’elle a raison ! Regarde ! Nous sommes entourés par la magie, des monstres peuvent débarquer n’importe quand ! Tout peut arriver ici !

- Et si c’était le cas, qui seraient-ils ? interrogea Killian, curieux.

 

Elle regarda Belle et répondit aussitôt :

 

- Cette femme, là-bas, serait Belle dans le conte de la « Belle et la Bêtes », car c’est la seule qui est aussi passionnée par les livres.

 

Avec cette déduction, elle continua en pensant qu’Emma serait Cendrillon, Regina serait Maléfique. Tout ce qu’elle disait était en partie incorrect. C’était rare lorsqu’elle ne se trompait pas. Mais, après avoir dit ce qu’elle déduisait, Killian dirigea alors son histoire vers elle et lui demanda :

 

- Et qui je serais alors ?

 

C’est alors qu’un moment d’hésitation s’empara d’elle. Ses yeux se dirigeaient vers les mains du brun tandis qu’elle commençait à serrer ses poings. Son humeur prit dès cet instant une toute autre tournure. Sa joie et sa curiosité se transformaient aussitôt de la mélancolie et de l’indifférence.

 

- Je ne sais pas, répondit-elle.

 

Cette phrase qui résonnait dans la tête du brun prouvait qu’elle ne se souvenait de plus rien, voir même, qu’elle n’était pas celle qu’il croyait être. Sa déception se dessinait sur son visage alors que Phoebe s’apprêta à partir. Mais, sans même s’en rendre compte, il s’empara du bras de la blonde. Ce fut à ce moment précis qu’un regard étrange s’échangea entre eux. Elle s’assit et observa le livre.

 

- Tu devrais alors lire cette histoire. répliqua Killian d’un ton sérieux. Elle t’aidera sûrement à savoir qui je suis.

 

Elle baissa son regard en direction du bouquin et ne répondit :

 

- Non… Je ne veux pas.

- Pourquoi ?

- Je… Je n’ai pas envie. Cela me rappelle de mauvais souvenirs.

 

Sur ces paroles froides, un frisson parcourut le long du dos de la jeune blonde. Par la suite, elle décida d’emprunter tous les contes qu’elle avait trouvés exceptée celui de Peter Pan. Quand elle se retira de la bibliothèque, Killian se perdait dans ses pensées avec son regard fixé vers la porte de sortie. Un nouvel espoir l’envahit pendant que le livre disparaissait de la table.

 

*

 

Alors que Phoebe s’apprêta à rentrer dans la chambre d’un hôtel, elle croisa sur son chemin Neyla. À l’aide de ses béquilles, elle marcha en direction de sa maison. La blonde la rejoignit et proposa son aide. Durant tout le long du trajet, elles discutaient ensemble. Et, au fur et à mesure qu’elle passait du temps auprès d’elle, Phoebe réalisait qu’elle avait confiance à une seule personne : Neyla. Ce fut au bout de quelques minutes plus tard qu’elles arrivaient devant chez elle. La blonde l’aida à rentrer, et, contre toute attente Neyla lui demanda de vivre avec elle. Elle savait que la nouvelle arrivante dormait dans un hôtel et qu’elle voulait s’intégrer dans la ville. Face à cette proposition qui était l’une des plus inattendues, Phoebe accepta sans hésitation. Ainsi, elle pourra l’aider plus souvent.

 

*

 

Plus tard dans la soirée, alors que Phoebe s’apprêta d’aller se coucher, elle prit l’un des livres qu’elle avait emprunté. Mais, alors qu’elle voulait lire l’histoire de Blanche-Neige et les sept nains, elle reconnut sans hésitation la couverture de Peter Pan. Elle sentit son cœur s’accélérer pendant qu’elle se décida de finalement le lire. Elle l’ouvrit et commença la lecture à voix basse :

« Chapitre 1 :

 

Tous les enfants grandissent. Tous, sauf un. Ils le savent très tôt et même si Wendy le sait depuis fort longtemps, elle n’y pensait pas beaucoup jusqu’au jour où elle a rencontré Peter Pan… »

 

Durant le long de sa lecture, des souvenirs refirent alors surface : elle repensa au moment, elle lisait cette histoire durant son enfance. Elle se remémora les psychologues qui essayaient tant bien que mal à la guérir de sa « maladie ».

Puis, lorsqu’elle tourna une page suivante, elle découvrit avec surprise quelques feuilles répartis dedans. Elles n’appartenaient au livre, elles étaient déchirées. Mais elles avaient un seul et point commun avec ce conte : Neverland. Phoebe les retira du bouquin et regarda brièvement le contenu. Il y avait environ une dizaine de pages et l’une d’entre elles contenait une illustration : au premier plan, on remarquait le dos de capitaine Crochet et au second plan, on apercevait Peter et derrière lui se trouvait une petite fille qui était prisonnière dans une cage en bois. Phoebe connaissait très bien cette fille…

 

- Non… C’est impossible… réalisa-t-elle, perdue. Ҫa ne peut pas être moi…

 

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