Never leave me


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2. Styles.

"Beth, putain, Beth, réveille-toi, je t'en supplie!"

J'arrivais à peine à ouvrir les yeux, ma tête était sur le point d'exploser. Prise de panique lorsque je réalisais enfin que quelqu'un était juste au-dessus de moi, j'essayais en vain de me débattre.

"C'est moi Beth. C'est Sofia."

Elle me serra un peu plus fort dans ses bras. Je sentais ses larmes couler le long de mon épaule. Et je savais que c'était encore une fois à cause de moi.

"Tu es complètement malade, Beth putain! Si je n'étais pas arrivée à temps, il se serait passé quoi à ton avis?" Me criai-t-elle dessus.

Je savais qu'elle voulait me protéger, et qu'elle avait peur qu'un jour je réussisse à me tuer. Mais c'était la seule chose dont j'avais envie. Chaque personne qui m'entoure souffre, enfin Sofia. Depuis mon changement de comportement, elle est la seule fille qui est restée à mes côtés, mais je ne la mérite pas.

"Mer..merci.." Ma voix était faible, et je sentais à peine mes membres.

Ne voulant pas inquiéter mon amie d'avantage, je pris mon courage à deux mains et essaya de me lever. Faiblement, je me remis sur pieds à l'aide du rebord de la baignoire. Sofia me suivait du regard.

"Où tu vas?"

"Sur le canapé."

Je trainais des pieds, et jetais des coups d'œil partout autour de moi. Mon appartement était dans un piteux état, mais sincèrement je n'en avait strictement rien à foutre.

"Je dois rentrer, tâche d'être sage s'il te plait. Je t'aime, et j'aimerais que tu te rendes compte que moi je ne veux pas te perdre." Me fit mon amie en m'embrassant le front.

Je lui fis un sourire.

"Tu vaux mieux que ça. Je sais que ce n'était pas lui qui te rendais joyeuse, tu n'avais pas besoin de lui pour être heureuse. C'est juste ce que tu veux te faire croire."

Je n'osais même pas me retourner, elle savait que j'étais en train de pleurer, encore une fois à me lamenter sur mon propre sors. Elle partit en prenant soin de refermer la porte sans aucun bruit, comme si elle avait peur que mon crâne explose si elle laissait la porte claquer.

Je mis un film en route, et me roula un joint. J'étais devenue tellement minable, affalée dans mon canapé à me défoncer autant que je le pouvais. J'en étais consciente, mais rien ne me donnais envie de changer ça. L'état second dans lequel je me trouvais après avoir fumée me rendait calme.

***

Mon film terminé, et ma tête complètement arrachée, je pris ma veste et partit au parc, au bord du lac. Celui où j'avais rencontrée Eddie pour la première fois. Celui où il m'avait embrassé pour la première fois il y a 7 ans maintenant.

J'avais bousillée 7 ans de ma vie avec lui.

Assise au bord de l'eau, sur un coup de tête je pris mon portable et commença à écrire un sms.

"Durant notre première année de relation, tu m'as traitée comme une princesse. Tu as pris soin de moi. Puis les 6 autres, tu les a passé à me frapper, me tromper, m'insulter. Tu m'as détruit. Si je suis si faible c'est par ta faute. Je comptais sur toi pour m'aider après la mort de mon père, mais tu n'étais pas là. Comme à chaque fois que j'avais besoin de toi. Tu regrettes? Non mais tu te fou de ma gueule? Arrête de mentir putain. Arrête. Tu sais, tu es mon premier amour, et tu devrais être un de mes meilleurs souvenirs, pourtant ce n'est pas le cas. Je voudrais pouvoir te cracher à la gueule, te frapper jusqu'à ce que tu souffres comme tu l'as fait avec moi. Ne reviens pas, dégage de ma vie, dégage de mon monde."

J'avais envoyé le sms avant même d'avoir réfléchis. Et pendant 5 secondes, les 5 secondes les plus interminables de ma vie j'essayais d'annuler l'envois.

"Putain de merde, t'envois pas!" Je criais comme si j'étais seule dans le parc, et sans regarder derrière moi je savais que tout le monde me dévisageais.

"Un problème?"

Ah non. Francement, ce n'était vraiment pas le moment là.

"Non, c'est bon."

Le ton sec que j'employais aurais fait déguerpir n'importe qui, n'importe qu'elle personne aurait compris que je n'avais pas envie de parler. Alors pourquoi était-il encore la?

"Je m'appelle Harry. Harry Styles."

Oh et merde. Je relevais la tête pour voir à quoi ressemblais le mec qui m'emmerdais. Il était grand, brun bouclé, les yeux vert. Un sourire d'ange plaqué sur le visage avec en prime des dents parfaites.

"Super."

Il venus s'assoir à côté de moi. J'allais faire comme si de rien n'était, comme s'il n'était pas là.

Il fixait le ciel depuis une quinzaines de minutes, et il me perturbait.

"Tu comptes rester ici longtemps?" Lui demandais-je, aussi sèchement que mes premières phrases.

"Je partirais quand tu m'auras dit ton prénom."

Quel imbécile.

"Beth."

Il me regarda, me fit un sourire et partit. Les idées chamboulées, je pris ma veste et partit chez moi. En arrivant en haut des escaliers, jamais je n'aurais imaginé une chose pareille.

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