Âmes soeurs

Une fille. Un garçon. Elle, le petit chaperon rouge, lui, le grand méchant loup. Ils n'ont qu'une chose en commun: Ils s'aiment à comme deux âmes sœurs. A travers les horreurs qu'ils ont vécu à cause de l'un et de l'autre, ils s'aimeront toujours.

- Un thriller.

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9. Chapitre 9

[Chapitre 9]

Le vent était fort, de grosses gouttes de pluie s'apprêtaient à tomber. Le ciel était gris, un ciel bien plus intéressant qu'un ciel bleu. 

[• point de vue Junhyung

Je me retournai dans mon lit d'hôpital. Je ne faisais que faire des cauchemars. A quoi bon dormir. Tout était ma faute. De plus, à chaque fois que je fermais les yeux, ces images à glacer le sang me revenaient. Même les images du baiser s'étaient envolées pour laisser place à la peur, la culpabilité et le regret. Je n'avais qu'une envie, c'était d'arrêter tout cela. Depuis que j'étais ici, j'étais souvent à deux doigts de me jeter par la fenêtre. Mais je n'avais ni le courage, ni même la lâcheté de faire ce geste. Je devais continuer de me battre pour Jiyeon. 

Une infirmière me sortit de mes pensées. 

- Je vous ai amené des vêtements propre et votre certificat pour pouvoir sortir de l'hôpital.

Je souris et pencha ma nuque pour la remercier. Elle me sourit en retour et se dirigea vers la sortie. Elle s'arrêta un instant puis se retourna.

- Courage.

Et elle disparut. 

Je déteste les hôpitaux. Pas comme si on s'y sentait mal, mais ça ne rappelle que les mauvais souvenirs. Je me rhabille rapidement et sors de ma chambre, le certificat dans la main. 

Des pigeons picoraient des restes de frites sur le sol. L'odeur des marrons chauds grillés me monta au nez. Il faisait froid, des petites cabanes remplies de friandises se tenaient à mes côtés. Le marché de Noël s'était déjà installé. Les enfants chantaient à coeur joie. Les adultes se pressaient pour les courses des fêtes de fin d'année. Et moi je marchais, le visage gelé, la tête enfouie dans le col montant de mon pull et les mains dans les poches de mon manteau. Je serrai dans ma main un objet. Je soupirai, une boule vint se loger dans ma gorge. Mes yeux devinrent larmoyant, j'avançai plus rapidement. J'étais resté trop longtemps à l'hôpital. La police n'avançaient pas. Les souvenirs de cette après-midi ne s'étaient pas effacés, au contraire, ils s'étaient amplifiés. À ce moment-là je m'étais avancé vers ces deux bâtards, la police a voulu tirer sur eux. Mais... Je ne pu empêcher de pleurer. Je m'écroulai dans la foule. Les gens me dévisagèrent et m'évitèrent, j'étais agenouillé dans la neige et ma tête enfouie entre mes genoux. Mes sanglots étaient étouffés. ] 

Flashback:

[• point de vue Junhyung

Je m'avançai vers les deux hommes, sans un geste brusque. Il faisait très calme, seul le cri d'un corbeaux se fit entendre. J'avais un revolver braqué sur moi. Je pris Jiyeon dans mes bras et serrai fort le corps mou. Aucun signe de vie apparent. Je caressait ses cheveux si soyeux et me retournai et la déposai doucement sur le sol. Je fixai les deux hommes. Je voulu sortir la chose qu'ils désiraient, mais tout à coup un homme tira sur moi, impossible de déterminer si policier ou criminel. Je regardai choqué dans l'air et paralysé par la douleur. Puis, comme pour m'assurer que c'était bien sur moi qu'on avait tiré, je mis ma main sur ma hanche et contemplai mes mains. Tout cela passa très vite, mais pour moi c'était une éternité. Mes mains, tachées de sang . Puis mes jambes se dérobèrent tout simplement sous le poids de mon corps. Tout en m'effondrant, j'écoutai le son des coups de feu. Le sol était froid, je me trouvais sur flanc, le côté de ma hanche blessée. Ça faisait tellement mal que je ne sentais plus rien, une sensation extrêmement bizarre. Même pas le sol froid contre ma joue. J'ouvris légèrement les paupières pour observer autour de moi sans bouger. 

Le visage de Jiyeon se trouvait juste en face du mien. Ses jolis yeux étaient fermés, ses lèvres entre-ouvertes mauves, ses joues avaient perdu toute couleur de vie. Sur son corps se trouvaient d'énormes bandages blancs. Mais soudain, son visage s'éloigna du mien, une personne l'emmena. Je versai une larme qui coula sur ma joue et fermai les yeux. Je ne pu rien faire d'autre. J'étais paralysé.

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