Âmes soeurs

Une fille. Un garçon. Elle, le petit chaperon rouge, lui, le grand méchant loup. Ils n'ont qu'une chose en commun: Ils s'aiment à comme deux âmes sœurs. A travers les horreurs qu'ils ont vécu à cause de l'un et de l'autre, ils s'aimeront toujours.

- Un thriller.

3Likes
1Comments
313Views
AA

8. Chapitre 8

[Chapitre 8]

- Et pourquoi on l'emmènerait pas, histoire de faire croire quelle est toujours vivante. Et puis elle est pas forcément morte. 

Il se pencha sur elle et écouta son coeur. 

- Il bat faiblement mais ça va.

Le complice réfléchit. Puis il la prit, la déposa sur une brouette et la poussa jusqu'à la camionnette. Les roues grincèrent sous le poids de la charge. L'homme l'installa sur le flanc et monta à l'avant de la voiture. 

- Tu t'occupes de la soigner si tu la veux vraiment. Moi je conduis.

La camionnette s'arrêta devant un chalet sur une colline, en dehors de toute circulation et passage. Il faisait désormais nuit noir et le ravisseur de Jiyeon l'emmena dans le chalet. Elle fut déposée sur une table en bois et l'homme nettoya d'abord ses blessures.

- J'pense qu'on aura besoin d'elle. Y a aussi le chantage, ça pourrait marcher, je suis sûr qu'il voudrait pas qu'on lui fasse du mal.

L'acolyte était assis dans un fauteuil et lisait le journal. Il grogna un oui. 

Pendant ce temps l'autre jeta les cotons sales et en imbiba des nouveaux de désinfectant. Il lui retira les vêtements aux endroits blessés et soupira. Elle était fameusement amochée, et assez jolie. Il secoua ses pensées, calme-toi se dit-il. Bientôt la peau de Jiyeon était libérée des tâches de sang, les hémorragies stoppées, seul l'étudiante demeura silencieuse. Il l'installa sur un matelas et les deux criminels restèrent planqués ainsi dans ce chalet qui ressemblait plus à une cabane abandonnée.

- J'espère qu'elle va reprendre. On va l'avoir, grâce à elle.

L'autre grogna.

- Au pire même si elle meurt, il va vouloir le corps pour l'enterrer où je ne sais quoi.

Le soigneur de Jiyeon soupira.

- Pourquoi c'est nous qui devons faire le sale boulot. Il pourrait le faire lui. 

Il observa la fille, blanche comme de la craie, les joues bleus et les lèvres mauves. On aurait dit une mort-vivante. Le bois craqua.

- C'était quoi ça? 

Ils regardèrent autour d'eux.

- Aish! 

Le premier fit de grands yeux paniqués.

- On se barre! Vite, viens!

L'autre homme le contempla.

- Et la fille?

Le meneur sortit une arme.

- On la prend en otage, s'ils s'approchent elle meurt. Si c'est pas déjà le cas.

Il agrippa le corps et la traîna dehors, sa tête contre son torse, prêts à riposter devant les policiers.

Calmement ils sortirent avec l'otage. 

Effectivement des policiers les attendaient, pointant leur revolver vers les deux hommes en cavales. 

- Cassez-vous ou je tire sur elle! 

Il secoua la fille comme une vulgaire marionnette et cogna son fusil contre sa tempe. Les policiers ne bronchèrent pas, lorsque soudain, une voix jeune, désespérée, hurla le nom de Jiyeon.

- Rendez-la moi! Elle n'a rien fait! Je suis là! Pourquoi vous-en prendre à elle! Jiyeon!

Un sanglot se fit entendre, le policier avait de la peine à le retenir. 

Les larmes coulaient le long du visage de Junhyung. Ses cheveux étaient tout ébouriffés. Il se laissa faire par le policier, incapable de se débattre.

Un silence prit place.

- Nous le voulons lui! 

Un des deux ravisseurs pointa son fusil vers le jeune homme. 

- Alors nous la libérerons!

Junhyung se retourna vers eux, bouche bée. Les forces de l'ordre ne savaient plus où donner la tête. Le jeune homme s'avança lentement vers les deux hommes, puis s'arrêta devant eux. Tous les fusils étaient dirigées vers eux, près à tirer sur les trois gens. Un ambulancier était prêt à se diriger vers l'étudiante. Tout tourna à l'horreur.

Join MovellasFind out what all the buzz is about. Join now to start sharing your creativity and passion
Loading ...