Âmes soeurs

Une fille. Un garçon. Elle, le petit chaperon rouge, lui, le grand méchant loup. Ils n'ont qu'une chose en commun: Ils s'aiment à comme deux âmes sœurs. A travers les horreurs qu'ils ont vécu à cause de l'un et de l'autre, ils s'aimeront toujours.

- Un thriller.

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12. Chapitre 12

[Chapitre 12]

C'était comme si le temps s'arrêtait autour de moi. Pourtant tout se passa extrêmement rapidement. Lorsque le coup de feu retentit, le son autour de moi s'éteignit, les flocons de neige tombèrent au ralenti, les gens également bougeaient au ralenti. Seul Junhyung demeura immobile. Comme s'il était cloué au sol. Dans un foulard rouge. J'étais bloquée, impossible pour moi de faire un geste. Je me trouvais sûrement en plein cauchemar, j'allais bientôt me réveiller. Mais non, ce fut bien la réalité.

Immédiatement, emmenée dans la camionnette, l'homme cagoulé jeta la pièce que Junhyung gardait depuis si longtemps dans la neige et à l'aide de son talon, il la détruit. 

J'étais même incapable de pleurer tellement j'étais sidérée. Je ne faisais que crier. 

- Ta gueule putain! 

La batte de baseball frôla mon front. Je l'évitai de justesse, l'arrachai de ses mains et ouvris la portière pour m'enfuir. Enfin dehors, les deux voyous n'eurent même pas le temps de prendre compte que je m'enfuyais, que j'étais déjà derrière l'homme habillé de noir. Munie de la batte de baseball m'étant destinée, je le frappai d'un coup sec dans la nuque. Folle de rage, une fois l'homme à terre je le frappai jusqu'à ce qu'il ne bouge plus du tout. Je me jetai près de Junhyung et pris sa tête froide entre mes genoux. C'est à ce moment-là que je pus enfin laisser aller mes larmes. Je caressai ses cheveux mauves collés les uns aux autres à cause du sang et descendis jusqu'à ses joues. Je collai sa joue près de ma poitrine et pleurai. Je pris les morceaux du bout d'électronique entre mes doigts et les serrai dans ma paume. Puis je glissai mes doigts sur les paupières de Junhyung encore ouvertes. Je fixai une dernière fois les yeux qui ressemblaient à des étoiles et fermai ses yeux. Tandis que mes larmes tombaient sur ses joues, je me penchai sur lui et déposai mes lèvres sur les siennes.

Une couverture sur le dos, me trouvant dans le bureau d'interrogatoire de la police, je regardais mes genoux. Que devrais-je leur dire? Je ne savais rien.

- Bon mademoiselle, ça serait bien que vous répondiez à nos questions. Quel relation entreteniez-vous avec Jong Jun Hyung?

Je levai légèrement la tête et regardai le plus sympathique des deux policiers, c'est à dire, celui qui ne me questionnait pas. Je me mordis l'intérieur de la joue pour ne pas éclater en sanglot. 

- Pourquoi tu ne réponds pas hein? Tu as des choses à te reprocher?

Il me contempla un sourire hypocrite aux lèvres. 

- Hyung, calme-toi. Ce qu'elle a enduré est déjà assez difficile comme ça. 

L'acolyte s'arrêta un instant et déposa ses mains sur mes épaules. Je me levai en sursaut.

- Ne me touchez pas! Non! Laissez-moi!

Je me blottis dans un coin de la salle. Les deux policiers se lancèrent un regard inquiet. Le plus sympathique s'avança gentiment vers moi. Je sanglotai.

- Tout va bien, calme-toi. Mon collègue ne voulait pas faire de geste déplacé. Raconte-nous ce qu'il s'est passé.

Doucement il m'aida à me relever et m'installa sur ma chaise. Il me tendit un mouchoir que je pris immédiatement pour cacher mon visage dedans. 

- Que s'est-t-il passé? Raconte nous tout depuis le début.

Je reniflai et pensai au événement passé.

- Je-...ne sais pas...

Le "méchant" voulut me faire une remarque lorsque l'autre l'en empêcha.

- Dis-nous simplement ce qui s'est passé avec toi, je veux dire les enlèvements, les agressions, quand tout a commencé.

Silence. Je me mordis la lèvre.

- Je suis venue il y a à peine trois mois. Et c'est là...que j'ai rencontré Junhyung.

Je levai les yeux sur mon interlocuteur. 

- Je...-

Il m'interrompis .

- Ne nous dit pas des choses inutiles, dis-nous seulement l'essentiel. Quel genre de relation avais-tu avec Junhyung?

Je soupirai pour éviter de pleurer devant eux. Je ne devais pas montrer de point faible.

- Nous étions colocataires...

Cette fois-ci je me déchirai un bout de peau dans ma joue. Le policier désagréable éclata de rire. Je fixai mes mains sur la table.

- Tu veux nous faire croire ça? Pffhahahhah! J'y crois pas! Vous vous êtes embrassés, vous avez couché ensemble? Forcément, vous êtes colocataires!

Je le regardai. Il a un problème ce policier, il devrait dormir un peu. 

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