Aider pour gagner.

Ambre est une adolescente normale originaire d'une petite ville perdue dans un coin de la planète. Son ancien meilleur ami, Maxym, revient d'un long (trop long) voyage dans un pays étranger après avoir quitté sans laisser de nouvelles. Celui-ci viendra chambouler la vie de notre personnage principale. Mettant en vedette Ambre, Karina sa meilleure amie et Elrick son ami, cette histoire promet une foule de thèmes de tout style. Bref, bonne lecture !

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2. Chapitre un. †

Point de vue d'Ambre

Tout est difficile avant d'être simple.

Ça, on peut le dire. Mais vous savez, la vie selon moi c'est une connerie. Nous connaissons tous le sentiment de se faire réveiller alors que nous dormions paisiblement. La vie c'est le même principe. Avant de naître, nous dormions. Il y a juste une personne qui a décidé de nous rendre esclave, de nous faire souffrir et de nous donner la vie dure. Dieu. Mais que t'avons nous fait, dis le moi Dieu parce que moi je ne sais plus ou j'en suis rendue. Pourquoi laisse-t-il des millions de gens souffrir ? Pourquoi prétend-il qu'il vous aime ? Quelqu'un a une réponse ? Non. Mais Dieu aussi souffre, lui aussi pleure. J'en ai la preuve depuis une semaine.

Bref il pleut. C'est déprimant. Aujourd'hui, je vais au musée avec mes copains. C'est peut-être la seule chose qui pourrait m'aider à moins déprimer. Ne plus déprimer ? Oublions ça ! Dans ma chambre, sur le bord de la fenêtre, je me sens seule comme jamais. Même si presque sept milliards de personnes partagent la planète avec moi. Je pri un pull, frissonant près de la fenêtre. En cette journée d'hiver, un chocolat chaud ne serait pas de refus. Je mis le sachet dans du lait bouillant, brassa un peu jusqu'à obtenir un mélange pas tout à fait homogène, bref comme je l'aime. En quelques gorgées le tout flottait déjà dans mon estomac. Délicieux, crémeux et apaisant. Un régal. Je décida alors d'aller m'habiller, vu l'heure qu'il était. Ma copine Karina et sa soeur cadette viendront me chercher dans moins d'une heure. Un petit bain moussant, question de me détendre. Je veux être zen aujourd'hui. En laissant couler le bain, je me mi à chuchoter une de mes chansons favorites. White lips, pale face, breathing in snowflakes ... Après avoir ajouté quelques sels sans le bain, j'entra dans celui ci, faisant bien attention de ne pas glisser sur le plancher de céramique. Après deux shampoings, l'appli d'une crème hydratante et une peau toute plissée, mon bain était terminé. Je pivota jusque dans ma chambre, attrapant une serviette beige au passage, l'enroulant autour de mon corps. En ouvrant le garde-robe, je remarquai le peu de linge qui me plaisait encore. Mon style avait, une fois de plus, changé. J'hésitai quelques minutes sur la tenue à aborder, et opta finalement pour un legging noir avec chemise fleurie, accompagné de bas montants. J'avais toujours aux oreilles les perles de ma grand-mère, décédée d'il y a quelques mois déjà. Il restait mes cheveux. Mes mèches blondes lissées, n'était pas mal, c'est donc ce que j'ai fait. Quelques cheveux volaient suite à la l'électricité statique, mais le résultat demeurait acceptable. Une touche de mascara et légèrement de blush rosé, et le résultat est parfait. Du moins, c'est le mieux que je peux faire sans avoir l'air non naturelle. Ce qui me déplaît beaucoup, je dirais. 

J'enfilai un mince châle, question de couper le vent. Mes botillons bruns, un parapluie, mon vieux sac et son contenu, finalement j'étais prête à partir. Je sorti à l'extérieur, prenant bien soin de barrer la porte. Mon parapluie au dessus de la tête me couvrait des goutelettes tombant l'une après l'autre du ciel. J'aime la pluie, c'est apaisant. Leur son lorsqu'elles tombent dans une flaque d'eau, leur texture lorsqu'elles dégoulinent sur ma peau, leur formes parfaites, régulières et arrondies. Le véhicule de ma copine fit son apparition dans la cour de ma maison, me sortant de mes rêveries. Je marchai tranquillement jusqu'à sa banquette avant, côté passager. J'ai rangé mon parapluie dans le coffre à gant, affiché un sourire à ma copine et sa soeur, puis indiqué d'un mouvement de tête qu'elle pouvait démarrer. La journée s'annoncait bien on dirait.

La route se fit courte. J'avais dormi longtemps, et un brusqu'arrêt à un coin de rue me sortit de mes rêveries.

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